Accéder au contenu principal
Danse

Le chorégraphe et danseur Roland Petit est décédé

Roland Petit lors d'une exposition qui lui était consacrée à l'Opéra Garnier de Paris, le 9 janvier 2008.
Roland Petit lors d'une exposition qui lui était consacrée à l'Opéra Garnier de Paris, le 9 janvier 2008. AFP PHOTO PIERRE VERDY
Texte par : RFI Suivre | AFP
2 mn

Grande figure de la chorégraphie française et créateur de plus d'une centaine de ballets, Roland Petit est mort ce dimanche 10 juillet à Genève à l'âge de 87 ans, a annoncé l'Opéra de Paris. Au cours de sa longue carrière, il est passé par les Ballets des Champs-Elysées (1945), les Ballets de Marseille (1972-1998), Hollywood où il a collaboré avec des grandes compagnies de danse classique, et par le Casino de Paris où il invente en 1961 un spectacle complet autour de Zizi Jeanmaire, sa femme et sa muse.

Publicité

Membre en 1945 des Ballets des Champs-Elysées, il crée « Les Forains », puis « Le Jeune homme et la mort » avec Babilée. En 1948, il fonde les Ballets de Paris et crée « Les Demoiselles de la nuit » pour Margot Fonteyn. Dès leur création, ses chorégraphies, qui témoignent de sa conception théâtrale du ballet, deviennent des classiques qui entrent au répertoire. Son ballet « Carmen » (1949), avec Zizi, marque le début de sa notoriété. A son retour des Etats-Unis, Roland Petit adapte la comédie musicale américaine au goût français et monte avec la Revue des Ballets de Paris, « Mon truc en plumes », pour Zizi (1961-62). En 1966, il triomphe avec « L'Eloge de la folie ».

Nommé en 1970 directeur de la danse à l'Opéra de Paris, il renonce rapidement à sa charge et monte de grands spectacles au Casino de Paris qu'il a racheté (« La Revue », « Zizi je t'aime »). Puis le couple abandonne l'entreprise en 1976. Avec Les ballets de Marseille, Roland Petit crée des œuvres magistrales (« Pink-Floyd ballet », « Le Chat botté », « La Dame de pique », « Ma Pavlova », « Le Guépard », « Le Lac des cygnes et des maléfices »). Après Marseille, il continue de créer de nouveaux ballets (« Clavigio ») et remonte ses œuvres à travers le monde.

Tout au long de sa carrière, Roland Petit aura osé, innové. Fervent amateur de cinéma et de music-hall, il introduit dans ses chorégraphies des éléments de ces disciplines. Puis, chose rare dans le monde de la danse, il développe à partir de la deuxième moitié du XXe siècle un vrai rapport avec les arts plastiques, et la peinture en particulier.

L'automne dernier, il était revenu à l'Opéra de Paris avec trois de ses plus célèbres ballets, « Le Rendez-vous », « Le Loup » et « Le Jeune homme et la mort ». Grand prix national des Arts et des Lettres (1979), officier de la Légion d'honneur, le chorégraphe a publié J'ai dansé sur les flots (1993) et Temps liés avec Noureev (1998).

Il a permis la libération de la danse et même peut-être l'éclosion de la danse contemporaine.

Emmanuel Serafini


 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.