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A la Une : elle court, elle court, la rumeur…

10 mn

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La chute des bourses et la croissance française en berne continuent de faire les gros titres. Mais les quotidiens reviennent aussi sur les rumeurs à l'origine de la chute du titre de la Société Générale, avec une réflexion sur l'éthique journalistique. Ou comment « certains médias ont perdu la tête », écrit le Monde, et ont fait un lien erroné entre une fiction publiée par le quotidien du soir et les ennuis de la banque. Retour sur l'affaire - c'est un peu compliqué, mais c'est tout à fait symptomatique de notre époque. C'était en tout début de semaine: « en plein milieu de la déconfiture des Bourses, une belle histoire se propage sur le Net », écrit Libération. Des rumeurs de faillite de la Société Générale. A la base, un article paru dans l'édition du dimanche du Daily Mail, un journal britannique. L'article a beau être retiré du site du journal dès le lendemain, le mal est fait. Le titre de la banque dévisse... Un plongeon de 14.7% de l'action de la Société Générale.

 
Rumeur bis

Mais derrière la rumeur, une autre rumeur. Celle que l'information erronée provient d'un feuilleton fictif du journal le Monde, paru cet été. Un papier lu au pied de la lettre, mal compris donc par les journalistes du Daily Mail. Une journaliste de l'agence Reuters entend parler de cette rumeur et la répercute, un peu vite, sur son compte Twitter au conditionnel... mais le message se propage alors comme une traînée de poudre, malgré le démenti de nos confrères d'outre-manche. « Non », leur info ne vient pas du feuilleton. Mais la rumeur continue, se déforme, le conditionnel s'efface petit à petit, l'agence AFP finit même par en faire une dépêche qu'elle... annulera le lendemain. Trop tard, puisque l'info a eu le temps d'être encore largement reprise sur Internet. Bref, un raté total qui montre les dérives possibles de l'information instantanée. « La manière dont cette histoire a circulé, avance Libération, révèle comment l'espace médiatique fonctionne à l'heure d'Internet ». Ou comment faire chuter le cours d'une banque en quelques clics maladroits.

Du pain 24h sur 24

Toujours en France, on n'arrête pas le progrès: un boulanger vient d'inventer le distributeur automatique de baguette ! C'est une première mondiale, écrit le Figaro Économie. Installée tout près des Buttes-Chaumont, à Paris, cette machine propose  du pain frais vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Un euro la baguette. Le fonctionnement est simple: « 120 baguettes artisanales précuites sont placées dans la partie réfrigérée du distributeur, explique le journal. La fin de cuisson se fait au rythme de la demande, pendant dix autres minutes ». C'est un boulanger quinquagénaire qui a eu l'idée de ce distributeur. Il juge sa rentabilité « extraordinaire »: les profits sont, dit-il, de 30% supérieurs à celui de son magasin.  Son distributeur écoule 80 baguettes par jour. Alors l'entrepreneur veut maintenant étendre son concept, adosser ses machines à d'autres boulangeries en France, ou dans les villages isolées qui n'ont pas de boulangerie. Voire à l'étranger où les consommateurs sont friands de « French baguette ».

Ils se réveillent chômeurs, ils s’endorment millionnaires

Au Canada, la revanche d'ouvriers licenciés. C’est un article à lire dans le Figaro. Dix salariés venaient d'être renvoyés de leur usine de fabrication de tableaux électriques à Ottawa. Dépité, l'un d'entre eux propose de jouer à la loterie nationale, il achète un billet collectif. Billet gagnant, qui leur fait remporter le gros lot le lendemain: 5 millions d'euros. « Les heureux chômeurs, souligne le Figaro, toucheront donc chacun près de 300.000 euros ». Pas trop de frime, cependant, par égard pour les autres salariés de l'entreprise, qui sont sur la sellette eux aussi. Sur 300 personnes, l'entreprise en pleine délocalisation prévoit d'en congédier 200. Ça fait beaucoup de tickets de loto.

Cigales japonaises

C'est un petit billet assez poétique, du correspondant du Monde à Tokyo, Philippe Pons. Il nous explique que le chant des cigales fait partie de « ces évènements de saison apportés par le vent ». Un chant « indispensable, pour que les Japonais [qui manifestent un attachement particulier aux insectes, apprend-on], se sentent vraiment en été ». « Un peu comme la floraison des cerisiers symbolise l'arrivée du printemps ». Et jusqu'ici, « leur silence inquiétait », explique le Monde. Pas encore de cigale en cette saison, « on les croyait [donc] touchées elles aussi par la catastrophe nucléaire » de Fukushima. « En fait, elles étaient simplement en retard pour des raisons climatiques ». On est rassurés.

Mieux vaut tard…

« Cher filleul, bonjour d'Alsace où je passe de très bonnes vacances. Je t'embrasse ». Carte postale classique d'un tonton à son neveu. Sauf que le neveu en question a mis pas moins de... 16 ans à la recevoir ! Elle est arrivée au domicile des parents du jeune homme, où il n'habite plus puisque, depuis le temps, il s'est marié et a même un enfant. La carte ne partait pourtant pas du Pérou, elle n'a parcouru que 750km. Et elle est arrivée intacte, nous explique Aujourd'hui en France: aucune coulure, aucun pli, comme si elle avait été postée la veille. La Poste ne comprend pas où la carte postale s'est volatilisée pendant 16 ans.

 

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