France / Crise économique

Face à la crise : Quel risque pour les épargnants français?

Face à la crise : Quel risque pour les épargnants français?
Face à la crise : Quel risque pour les épargnants français? Getty Images/Stockbyte

Les valeurs bancaires étaient, ce mardi 13 septembre 2011, encore dans le rouge. Les marchés maintiennent leur défiance. Ils craignent l'exposition des banques aux dettes souveraines grecque et italienne et redoutent le scénario du pire : un manque de solvabilité. Après un lundi plus que mouvementé où les valeurs bancaires ont chuté brutalement et un CAC40 qui a perdu un quart de sa valeur en sept semaines, l'inquiétude gagne les épargnants qui craignent d'y laisser des plumes.

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La confiance entre les Français et leur banquier serait-elle en train de s'émousser ? Malgré les propos rassurants du gouverneur de la Banque de France sur la solidité des banques, les épargnants s'interrogent sur leur épargne. Est-elle menacée ? Doivent-ils revoir leurs placements ?

Pour Jean Pisani-Ferry, directeur de l'Institut Bruegel, un centre de réflexion économique basé à Bruxelles, il ne faut pas paniquer : « Les épargnants n’ont pas raison de s’inquiéter. Et puis l’expérience a montré quand même, en 2008, dans un choc extrêmement fort, qu’on protégeait l’épargne, qu’on protégeait les dépôts bancaires. Donc aucune banque européenne n’a fait faillite de manière désordonnée comme cela a été le cas pour les banques aux Etats-Unis ».

Et au cas où le pire des scénarios se produirait, c'est à dire une faillite, il y a un fond de garantie de dépôt prévu par les pouvoirs publics. « Au cas où le système ferait faillite, on est couvert à hauteur de 100 000 euros sur son compte courant. Pour le livret A qui est le premier placement en France en terme de diffusion, là, il y a une garantie de l’Etat. C’est un placement extrêmement sûr. Pour l’assurance-vie, il y a une garantie des compagnies d’assurance jusqu'à hauteur de 70 000 euros. Les compagnies d’assurance ont des fonds propres qui doivent financer ces contrats d’assurance-vie. Donc il faut rester rationnel. On n’est pas encore au bord d’une faillite », explique Philippe Crevel, du cercle des épargnants.

Si toutefois les banques doivent renforcer leurs fonds propres, les particuliers et les entreprises auront plus de mal à obtenir des crédits, et les taux d'intérêt repartiront à la hausse.

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