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France / Justice

Affaire Karachi: Takieddine met en cause Dominique de Villepin

L'homme d'affaires Ziad Takieddine lors de son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris le 5 octobre 2011.
L'homme d'affaires Ziad Takieddine lors de son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris le 5 octobre 2011. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après avoir été entendu hier mercredi 5 octobre 2011, par le juge Renaud Van Ruymbeke sur son action dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, acteur clé d'une affaire de corruption présumée lors de la campagne présidentielle de 1995, a mis en cause ce matin, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Il évoque notamment un complot visant Nicolas Sarkozy et évoque aussi des ressemblances avec l’affaire Clearstream.

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Celui qui doit répondre de ses actes sur l'ensemble du dossier depuis 1996, il s'appelle Dominique de Villepin

Ziad Takieddine

Ziad Takieddine accuse : l'affaire Karachi, dit-il, c'est un complot contre le président de la République, un complot derrière lequel se cache Dominique de Villepin. Et l'homme d'affaires franco-libanais met en cause « les mêmes acteurs que dans le dossier Clearstream ». Evitant de préciser que dans l'affaire Clearstream, justement, Dominique de Villepin a été définitivement blanchi.

Joint au téléphone par RFI, Olivier d'Antin, l'avocat de Dominique de Villepin, rétorque « qu'il ne s'agit que d'un contre-feu en forme de poudre aux yeux, ajoutant que, lorsque l’on est dans la nasse judiciaire jusqu'au cou on essaye de faire diversion ».

En effet, Ziad Takieddine, mis en examen le mois dernier pour complicité et recel d'abus de biens sociaux, est soupçonné d'avoir organisé le détournement d'une partie des commissions versées en marge de deux ventes d'armes au Pakistan et à l'Arabie Saoudite pour financer la campagne d'Edouard Balladur. Deux proches du président Sarkozy, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, ont été également inculpés dans cette affaire. Soupçonnés pour l'un d'avoir été chercher des valises de billets en Suisse avec Ziad Takieddine, et pour l'autre, de les avoir réceptionnées.

Entendu longuement hier par le juge Renaud Van Ruymbeke, Ziad Takieddine s'est une nouvelle fois défendu d'avoir été impliqué dans un circuit de rétrocommissions. Pour mieux se dédouaner, il rejette toutes les responsabilités sur un autre, sans pourtant apporter le début d'une preuve.

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