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France/ Politique

Emplois fictifs de la ville de Paris: Jacques Chirac déclaré coupable dans les deux volets de l’affaire

Jacques Chirac, le 24 novembre 2011, à Paris.
Jacques Chirac, le 24 novembre 2011, à Paris. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Jacques Chirac, premier président de la République française à être jugé en correctionnelle, a été déclaré coupable ce jeudi 15 décembre, dans les deux volets de l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris. C'est une affaire qui remonte au début des années 1990, alors qu'il était maire de la capitale.

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Cette condamnation pose la question du statut du chef de l'Etat.

Najat Vallaud-Belkacem, femme politique française, conseillère générale socialiste

Jacques Chirac, 79 ans, est déclaré coupable de « détournement de fonds publics »  et d'« abus de confiance » dans le volet parisien de l'affaire, qui porte sur plus d'une vingtaine d'emplois présumés fictifs de « chargés de mission » à son cabinet de maire de Paris entre 1992 et 1995. L'ex-chef de l'Etat a aussi été déclaré coupable de « prise illégale d'intérêt » dans le deuxième volet de l'affaire, qui avait été instruit à Nanterre.

Jacques Chirac était absent à la lecture du jugement par le président Dominique Pauthe, comme il l'avait été durant tout le procès, qui s'est tenu du 5 au 23 septembre 2011, excusé par un rapport médical faisant état de troubles neurologiques « sévères » et « irréversibles ».

Le parquet avait requis sa relaxe lors de son procès en septembre dernier, où il était également représenté par ses avocats. L'ancien chef de l'Etat a la possibilité de faire appel.

Poursuivi pour «détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d'intérêt » pour plusieurs emplois présumés fictifs de « chargés de mission » à son cabinet de maire de Paris entre 1992 et 1995, Jacques Chirac, encourait, en théorie, jusqu'à dix ans de prison.

Après douze ans d'immunité pénale à l'Elysée, suivis d'années d'atermoiements judiciaires, il avait été autorisé en septembre à ne pas se présenter à son procès grâce à un certificat médical évoquant son mauvais état de santé. Pour ces affaires, il est condamné à deux ans de prison avec sursis. C'est le premier président ainsi condamné en correctionnelle. On devrait savoir d’ici ce jeudi 15 décembre au soir si Jacques Chirac décide de faire appel ou non de ce jugement.

(Avec AFP)
 

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