France / Justice

Affaire Karachi: l'étau se resserre autour de François Léotard

L'ancien ministre de la Défense, François Leotard, le 13 mars 2008.
L'ancien ministre de la Défense, François Leotard, le 13 mars 2008. AFP/Miguel Medina

L'ancien président-directeur général de la branche internationale de la direction des constructions navales (DCN), Dominique Castellan, a été mis en examen pour abus de biens sociaux. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en charge du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi, lui reprochent d'avoir versé des commissions en marge de la vente des sous-marins au Pakistan. L'ancien PDG de la DCN a affirmé aux juges avoir agi sur instruction de François Léotard, ministre de la Défense de 1993 à 1995.

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L'affaire Karachi est sur le point d'éclabousser François Léotard. Les magistrats le soupçonnent den effet d'avoir joué un rôle plutôt trouble dans la vente des sous-marins au Pakistan. A l'époque, François Léotard pesait d'un poid considérable dans la signature des contrats d'armement.

Selon des témoins, son conseiller spécial Renaud Donnedieu de Vabres, mis en examen dans ce dossier, aurait participé activement aux négociations pour la vente de sous-marins, en imposant en particulier des intermédiaires sulfureux, à l'instar de Ziad Takieddine, lui aussi mis en examen. Les juges soupçonnent ce dernier d'avoir reversé une partie des commissions perçues à l'équipe d'Edouard Balladur, pour financer sa campagne présidentielle.

Une hypothèse désormais renforcée par la mise en examen de Dominique Castellan, car l'ancien PDG de la DCN a reconnu avoir verser 33 millions d'euros à Takieddine sur instruction du ministre de la Défense.

L'investigation des magistrats devrait cependant s'arrêter là car seule la Cour de justice de la République est compétente pour poursuivre d'anciens ministres pour des délits commis dans l'exercice de leur fonction.

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