France / Economie

France: la liquidation définitive de SeaFrance est prononcée

Vue de la façade du tribunal de commerce de Paris
Vue de la façade du tribunal de commerce de Paris AFP/ JOEL SAGET
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le tribunal de commerce de Paris a prononcé ce lundi 9 janvier 2012 la cessation d’activité de la compagnie maritime transmanche SeaFrance. Si les 880 salariés espéraient beaucoup de la proposition d’Eurotunnel qui s'était porté acquéreur des ferries pour soutenir le projet de la Scop, ils déclarent maintenant ne pas vouloir baisser les bras. Depuis Berlin où il rencontre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a fait la promesse d'une «solution crédible pour tous les salariés».

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Le sort de la compagnie SeaFrance a été scellé ce lundi 9 janvier 2012 à midi. C’est la liquidation totale qui a été décidée par le tribunal de commerce de Paris. Pour les salariés de l'entreprise, c'est une déception immense, un sentiment de colère de promesses non tenues. Les représentants syndicaux annoncent leurs intentions devant la salle d’audience : «Nous allons nous battre ! Nous ne baissons pas les bras ! ».

« C’est un gâchis immense, l’avenir de plus de 1 000 emplois est menacé ! », déplore Me Philippe Brun, l’avocat des salariés. Une réunion est prévue dans l'après-midi pour décider des suites qu'ils entendent donner à leur action.

Nous allons continuer le combat. La coopérative ouvrière existe...

Philippe Brun, avocat du Comité d'entreprise de SeaFrance

Nicolas Sarkozy a réagi en promettant qu’ « il y aurait une solution crédible pour tous les salariés ». Le chef de l'Etat, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Berlin, a expliqué que seraient proposés le projet de création d'une coopérative avec les indemnités des salariés, et celui d'une reprise par un partenaire extérieur.

Il y a deux propositions sur la table, nous travaillerons pour les accompagner.

Nicolas Sarkozy sur les alternatives pour SeaFrance

La ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, recevra pour sa part mardi les représentants du personnel et les liquidateurs, a ajouté Nicolas Sarkozy qui a lui aussi prévenu : « Je ne baisserai pas les bras ».

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