France

SeaFrance: après la liquidation, quelles solutions?

Thierry Mariani, le ministre délégué aux Transports (à g.) et Nathalie Kosciusko-Morizet (à dr.), ministre de l'Ecologie et des Transports, le 5 janvier lors d'une conférence de presse sur le futur de la société SeaFrance.
Thierry Mariani, le ministre délégué aux Transports (à g.) et Nathalie Kosciusko-Morizet (à dr.), ministre de l'Ecologie et des Transports, le 5 janvier lors d'une conférence de presse sur le futur de la société SeaFrance. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le tribunal de commerce de Paris a finalement décidé, lundi 9 janvier 2012, la liquidation définitive avec cessation d'activité de la compagnie transmanche SeaFrance. Cette décision ne marque pourtant cependant pas la fin de cette affaire et ouvre la voie à de nouvelles pistes. Deux se dégagent: la proposition franco-danoise et le rachat des bateaux par Eurotunnel.

Publicité

Il y aura, de toutes manières, une autre compagnie sur la Manche.

Natacha Bouchart, maire de Calais

En décidant la liquidation de SeaFrance le tribunal a relancé d'autres options de reprise des activités de la compagnie de ferries transmanche. Deux pistes se dégagent : tout d'abord la proposition du consortium d'armateurs franco-danois Louis Dreyfus armateurs- DFDS rejetée par la CFDT mais soutenue par les salariés opposés à la création d'une coopérative ouvrière.

D'autre part, la Scop repoussée en tant que telle par le tribunal parce qu'insuffisamment financée retrouve une actualité, après liquidation, avec la proposition formulée in extremis le 9 janvier par Eurotunnel de racheter les bateaux et de faire de la Scop l'opérateur du trafic transmanche.

La SNCF, dont Seafrance est une filiale verserait alors des indemnités de licenciement améliorées pour permettre sa création. Le gouvernement, qui souhaite une issue favorable à cette affaire alors que l'emploi est mis au rang de priorité nationale, est prêt à accompagner les deux solutions afin que, selon Nicolas Sarkozy, il y ait au bout du compte une solution crédible pour tous les salariés.

La Scop n'avait besoin que d'un prêt.

Didier Capelle, responsable de la CFDT Maritime-Nord

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail