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France / Présidentielle 2012

Nicolas Sarkozy à droite toute pour gagner au premier tour

Meeting de Nicolas Sarkozy, le 27 mars à Saint-Herblain.
Meeting de Nicolas Sarkozy, le 27 mars à Saint-Herblain. REUTERS/Stephane Mahe
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président-candidat Nicolas Sarkozy était en meeting, le 27 mars au soir à Nantes. Au Zénith, devant 8 000 sympathisants, l'actuel chef de l'Etat a de nouveau insisté sur la nécessité de doter l’Europe de frontières et de limiter ce qu’il appelle « la vague migratoire incontrôlée ». Un discours musclé qui n'empêche pas les proches de M. Sarkozy de penser à recentrer la stratégie de la droite en vue du second tour.

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Avec notre envoyée spéciale à Nantes

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Barre à droite toute ! Après la tuerie de Toulouse, Nicolas Sarkozy estime que la tragédie lui a donné raison sur sa volonté de rouvrir le débat, sur les questions d’identité et d’immigration : « Les événements récents ne doivent pas servir de prétexte pour clore le débat. Au contraire, le vrai risque, c’est de ne pas aborder les sujets qui fâchent ».

Et le président-candidat de marteler à nouveau la nécessité de doter l’Europe de frontières et de limiter ce qu’il appelle « la vague migratoire incontrôlée » et qui mettrait en péril, selon lui, notre modèle social : « Je sais, on va me dire. Ah je sais, je sais. Ah oui, je viens de commettre une grave erreur : je chasse sur les terres de l’extrême droite. Fermer le ban, il n’y a plus rien à discuter comme si l’extrême droite avait des terres. Moi, je veux parler au peuple de France ».

Pas question d’être comparé au Front national et pourtant, ce sont bien les voix de l’extrême droite que Nicolas Sarkozy espère ainsi reconquérir. Et le président-candidat d’enfoncer le clou en dénonçant « le laxisme et l’irresponsabilité de la gauche en matière de sécurité ». « Quand j’entends des candidats expliquer qu’ils veulent livrer aux trafiquants et aux voyous une guerre sans merci et proposer en même temps, sans l’ombre d’un soupçon de regret, avec une totale incohérence, la suppression des peines plancher, l’abandon de l’aggravation des peines en cas de récidive, je me dis qu’on se moque du monde ».

A droite toute pour gagner au premier tour, explique encore un proche du chef de l’Etat et « ensuite, on se tournera vers les centristes pour l’emporter au second tour ».

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