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FRANCE / TRAVAIL

En France, le suicide d’un inspecteur du travail reconnu comme accident du travail

Le ministre français du Travail Xavier Bertrand va  reconnaître le suicide d'un inspecteur du travail comme un accident du travail.
Le ministre français du Travail Xavier Bertrand va reconnaître le suicide d'un inspecteur du travail comme un accident du travail. DR
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est une première au ministère français du Travail : la reconnaissance d'un suicide directement lié à l'activité professionnelle, celui, en l'occurrence, d'un fonctionnaire, inspecteur du travail et syndicaliste, qui s'était jeté du 5e étage du ministère, à Paris, le 4 mai 2011. C'est une commission administrative interne qui a tranché jeudi soir 12 avril et admis donc un « accident de service », l'équivalent de l'accident du travail, dans la Fonction publique.

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Pour la première fois c’est donc une instance administrative interne au ministère concerné dite commission de réforme qui le dit : le geste fatal et spectaculaire de Luc Beal-Rainaldy, 52 ans, est bien directement lié à son activité professionnelle et même syndicale.

Causalité admise par 4 voix sur 6, celle des 2 médecins et des 2 délégués syndicaux de la commission. Le directeur régional du travail et le représentant du ministère des Finances s’étant eux abstenus.

Quelque 300 fonctionnaires avaient fait le déplacement jeudi soir à Nanterre, en banlieue parisienne, où se tenait la réunion pour demander cette reconnaissance, le suicide de leur collègue témoignant à leurs yeux de la dégradation grave de leurs conditions de travail : politique du chiffre, pression managériale, causes de l’effondrement psychique de Luc Beal-Rainaldy.

Une politique d'entreprise à l’origine aussi, selon les organisations syndicales, de la mort en janvier à Lille d’un autre inspecteur du travail Romain Lecoustre, 32 ans seulement, sorti major de sa promotion et dont de nombreux messages électroniques et lettres manuscrites attestent de la souffrance professionnelle. Une souffrance liée au travail que devrait d’ailleurs reconnaître dès jeudi prochain, la commission de réforme de la région Nord.

 

La reconnaissance du suicide de Luc c’est une première étape. Il va falloir que le ministère maintenant prenne toutes les décisions qui seront nécessaires pour qu’on puisse travailler dans de bonnes conditions (…) à savoir : qu’on arrête la pression au chiffre qui nous est faite quotidiennement.

Une collègue inspectrice du travail et syndicaliste CGT

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