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France / Présidentielle 2012

Marine Le Pen en meeting «interactif» à Hénin-Beaumont

Marine Le Pen, le 15 avril 2012, lors d'un meeting dans son fief d'Hénin-Beaumont.
Marine Le Pen, le 15 avril 2012, lors d'un meeting dans son fief d'Hénin-Beaumont. REUTERS/Pascal Rossignol
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Moins d'une semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle en France, l'heure était donc aux grands meetings ce week-end. Dimanche 15 avril, François Hollande était sur l'esplanade du Château de Vincennes, Nicolas Sarkozy sur la place de la Concorde. Marine Le Pen, elle, était dans son fief du Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont. Devant près de 2 000 personnes, elle a voulu répondre aux questions de citoyens français.

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Avec notre envoyé spécial dans le Pas-de-Calais, Guillaume Naudin

Pendant qu’à Paris, le président-candidat Nicolas Sarkozy et le candidat socialiste François Hollande se livrent à un concours de gigantisme, à Hénin-Beaumont, la candidate du Front national Marine Le Pen préfère l’interactivité : « Aujourd’hui, c’est la France que j’écoute et c’est à la France que je réponds ».

Pour répondre, il faut des questions comme celle-ci arrivée par internet de Dunkerque dans le Nord : « Mon fils aîné s’est fait violemment agresser à la sortie du lycée par une bande de lâches d’origine immigrée pour lui voler son téléphone portable. Depuis, je le vois partir le matin la peur au ventre. J’ai l’impression qu’on ne peut rien faire. Et vous madame Le Pen ? ».

Et la réponse, c’est que Marine Le Pen et l’auteur de la question ont finalement des vies très proches : « Moi aussi mes enfants ont été agressés. Six mois, trois enfants, trois agressions, deux vols de portable. Comme vous ! ». Comme elle, à ceci près que Marine Le Pen, avocate née à Neuilly-sur-Seine, vit dans une propriété de maître dans l’un des quartiers les plus exclusifs de la très chic ville de Saint-Cloud à l’ouest de Paris. C’est ce qui lui permet de voir de près la caste qu’elle vilipende : « Les grands patrons d’entreprises, les journalistes et les hommes politiques, c’est un tout petit groupe en réalité. Je ne fais pas partie de leur monde et je ne veux pas faire partie de leur monde ! ».

Selon le Front national, 8000 questions ont été posées sur internet. Plusieurs thèmes, outre l'insécurité, ont été abordés : l'éducation, le handicap, la corruption, le chômage des séniors ou encore le prix de l'essence. Les questions avaient certes été sélectionnées à l'avance mais l'idée revendiquée était de donner la parole « aux vrais gens ». Les sujets les plus emblématiques du Front national ont été applaudis : préférence nationale, référendum sur la peine de mort, sanctions des « patrons voleurs ».

Si Marine Le Pen a tenu avec ce meeting participatif à se démarquer de ses concurrents et de leurs « show parisiens », elle se voit bien, elle aussi, devenir présidente de la République en mai, ou à défaut députée du Pas-de-Calais en juin. C’est sans doute l’une des raisons principales de cette réunion.

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