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France / Présidentielle 2012

Sur #RadioLondres, Twitter a contourné la loi

Les estimations des Français lors de l’élection présidentielle française sont partagées sur Twitter et affichées sur les écrans à Lavigny, en Suisse, le 22 avril 2012.
Les estimations des Français lors de l’élection présidentielle française sont partagées sur Twitter et affichées sur les écrans à Lavigny, en Suisse, le 22 avril 2012. REUTERS/Valentin Flauraud
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le succès des messages codés - fondés ou non - sur les premières estimations et résultats du premier tour de la présidentielle s'est transformé en frénésie dimanche sur Twitter. Le réseau social a utilisé l'adresse #RadioLondres pour défier l'interdiction de publication avant 20h00. L'analyse du spécialiste de RFI.

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Arnaud Pontus : Vous avez suivi premier tour de la présidentielle sur le web. La commission des sondages l’avait confirmé : « Toute personne qui diffusera des estimations entre vendredi soir minuit et dimanche 20 heures » sera sévèrement punie.

Dominique Desaunay : Je pensais passer un dimanche tranquille sur internet car l’amende pouvait atteindre 75 000 euros si je ne respectais pas la loi. Heureusement, j’avais appris par cœur les codes de diffusion sur Twitter pour communiquer les premiers chiffres sortis des urnes. A l’adresse #RadioLondres comme la radio qui émettait d’Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, tous les twittos français s’en sont donnés à cœur joie. Exemple : « Les tulipes hollandaises fleurissent autour de l’Elysée », « les pétales de roses sur le jardin d’avril apparaissent plus nombreux que les œillets bleus » et ça dès 16h30. Le but de tous ces tweets était bien de contourner la loi.

AP : La commission a également tenté de verrouiller les médias étrangers qui ne sont pas soumis à la loi française.

DD : Effectivement, dès 17 heures ce samedi, les journaux belges : Le Soir, La Libre Belgique, et la radio et télévision RTBF, la Radiotélévision suisse aussi, ont donné les premières tendances. La RTBF était installée à Paris, dans son ambassade. Jean-Pierre Jacquemin le directeur de l’information était en direct sur l’antenne belge.

Jean-Pierre Jaquemin

AP : Détail amusant, les instituts de sondage qui avaient promis de ne pas réaliser de sondages à la sortie des urnes l’ont fait et les ont divulgués aux médias étrangers

DD : Ils ne sont pas les seuls. L'AFP craque dès 18h48 et diffuse les estimations avec un message de recommandation : embargo jusqu’à 20 heures, valable pour tous les médias.

AP : On se rappelle que le site de Libération promettait de publier des estimations dès 18h30 ?

DD :  Et en fait de publication, seul un message du directeur de la rédaction, Nicolas Demorand, figurait sur le site. L’ensemble des amendes nous semble disproportionné par rapport à l’intérêt d’une information rendue publique à 20 heures. A noter qu’Atlantico.fr a été le premier média français à les publier dès 17h00.

AP : Il semble quand même que les twittos français ont été raisonnables. La peur du gendarme a fonctionné ?

DD : Oui, mais c’est tout de même un pied de nez à la commission des sondages auquel nous avons assisté sur les réseaux sociaux avec les messages codés diffusés sur Twitter. En espérant bien que cette loi changera d’ici à 2017.

AP : Nous vous donnons rendez-vous à un prochain Tour du Net, très certainement au deuxième tour dans quinze jours.

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