FRANCE / JUSTICE

Affaire Karachi : Ziad Takieddine de nouveau entendu par la justice

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine à son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris, le 5 octobre 2011.
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine à son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris, le 5 octobre 2011. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le volet financier du dossier de l'attentat de Karachi, instruit par le juge Renaud Van Ruymbeke sur fond de soupçons de financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, progresse. Ziad Takieddine, sulfureux intermédiaire à l'occasion de la vente des sous-marins au Pakistan, est de nouveau entendu par la justice ce mercredi9 mai 2012. 

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Ziad Takieddine serait-il au coeur d'un possible réseau de corruption dans l'affaire du « Karachi gate » ? Une hypothèse de plus en plus vraisemblable pour les juges d'instruction financiers. Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur un éventuel détournement des commissions liées aux contrats d'armement au profit de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.

Le 24 avril dernier, le juge Van Ruymbeke a interrogé Ziad Takieddine sur des mouvements bancaires suspects, notamment en Suisse. Le juge soupçonne que les virements bancaires sur le compte de l'homme d'affaires Abdul Rahman El Assir, un proche de Ziad Takieddine, ont donné lieu à des retraits d'importantes sommes d'argent en liquide en 1994 et 1995.

Ziad Takieddine dit n'avoir jamais bénéficié de cet argent. Pourtant selon l'enquête, six de ces retraits coïncident avec sa présence à Genève. Il a même été intercepté à la frontière franco-suisse en possession de 500 000 francs en liquide. Un hasard malheureux, plaide-t-il pour sa défense.

Reste à savoir qui était le véritable bénéficiaire de ces fonds. Peut-être Nicolas Bazire, le directeur de campagne d'Edouard Balladur, comme le suggère l'ancien trésorier de la campagne. Autant de questions qui, aujourd'hui, vont être posées à Ziad Takieddine, déjà mis en examen dans ce dossier pour recel d'abus de biens sociaux, faux témoignage et blanchiment aggravé.

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