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France

Justiciable lambda, Nicolas Sarkozy est visé par une plainte dans l'affaire Karachi

Les présidents Sarkozy, Giscard d'Estaing et Hollande, lors d'un hommage aux Français morts en Afghanistan, à Paris le 14 juin 2012.
Les présidents Sarkozy, Giscard d'Estaing et Hollande, lors d'un hommage aux Français morts en Afghanistan, à Paris le 14 juin 2012. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

On attendait une convocation rapide devant les juges chargés du dossier Bettencourt. C'est finalement l'affaire Karachi qui rattrape Nicolas Sarkozy. Trois jours seulement après l'expiration de son immunité présidentielle, l'ancien chef de l'Etat est visé par une plainte pour « violation du secret de l'enquête et de l'instruction ». Mais aussi pour « violation du secret professionnel ». Ce sont deux familles des onze victimes françaises de l'attentat de Karachi, en mai 2002, qui engagent cette action, avec constitution de partie civile. Les plaignants espèrent donc l'ouverture d'une enquête pour manquement grave au devoir présidentiel.

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La décision d'ouvrir une enquête est désormais entre les mains du doyen des juges d'instruction de Paris, et non plus du parquet. La plainte déposée par les familles de victimes met directement en cause l'ex-chef de l'Etat français, ainsi que Franck Louvrier, son chargé de communication, et Brice Hortefeux, proche parmi les proches de Nicolas Sarkozy.

En 2002, l'attentat de Karachi avait causé la mort de 11 salariés français de la Direction des chantiers navals (CDN), travaillant au Pakistan à la fabrication de sous-marins vendus par la France. Les familles ciblent un communiqué élyséen datant de septembre 2011, dans lequel il est écrit que le nom du président n'apparaissait nulle part dans le dossier Karachi.

En vertu de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, ni Nicolas Sarkozy ni ses collaborateurs n'auraient dû pouvoir affirmer cela. D'où les accusations de violation du secret de l'enquête et de l'instruction, mais également de violation du secret professionnel, et d'entrave aux investigations.

L'affaire Karachi est grave, et sensible. Dans la procédure, il est de plus en plus lourdement question de détournements substantiels de commissions, en marge d'un contrat d'armement avec le Pakistan. De l'argent qui pourrait avoir servi, en 1995, à un financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, Premier ministre à l'époque, et dont Nicolas Sarkozy était le ministre du Budget et porte-parole de campagne.

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