France / catastrophe aérienne

Crash du vol Rio-Paris : le rapport d'enquête rendu public ce jeudi

L'un des deux enregistreurs du vol d'Air France AF447 Rio-Paris, retrouvé en mer, ramené à l'aéroport du Bourget, au nord de Paris, le 12 mai 2011.
L'un des deux enregistreurs du vol d'Air France AF447 Rio-Paris, retrouvé en mer, ramené à l'aéroport du Bourget, au nord de Paris, le 12 mai 2011. Reuters/Charles Platiau

C'est ce jeudi 5 juillet 2012 que le Bureau enquêtes et analyses (BEA) doit rendre son rapport sur les causes du crash du vol Rio-Paris, le 1er juin 2009. Un accident qui a coûté la vie à 228 personnes. La compagnie Air France et le constructeur Airbus sont mis en examen pour homicides involontaires. Les experts judiciaires se sont, eux aussi, penchés sur la catastrophe. Ils ont rendu un rapport de 356 pages qui doit être présenté aux familles des victimes dans cinq jours. Mais des informations commencent déjà à fuiter.

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Ce qu'on sait des deux rapports, par des fuites d'une part et le bilan d'étape de l'autre, c'est que les pilotes de l'avion sont mis en cause. Ce sont eux qui auraient donné un mauvais ordre à l'appareil.

Dans le cockpit, cette nuit-là, le pilote automatique se désenclenche, et une alarme avertit les pilotes que l'avion ne va pas assez vite.

Au lieu de le faire piquer du nez pour reprendre de la vitesse, le copilote qui est alors aux commandes, cabre l'appareil, ce qui réduit davantage encore le flux d'air sous les ailes. C'est à ce moment que l'avion décroche.

Mais le rapport des experts judiciaires semble formel, il y a aussi eu défaillance technique. C'est le givrage des sondes Pitot, donnant la vitesse et l'altitude, qui est à l'origine de la perte du pilote automatique. D'après les experts, il y a eu un effet de surprise, un manque d'informations, qui a perturbé les pilotes.

De son côté, le Bureau enquêtes et analyses l'avait déjà dit il y a un an : les procédures étaient inadaptées. Le pilote avant de laisser les commandes à ses copilotes n'a donné aucune instruction claire, puis il a tardé à revenir dans le cabine de pilotage.

En tout cas, dans les deux rapports, ce sont bien la compagnie Air France et le constructeur Airbus qui sont mis en cause aux côtés des pilotes.

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