France

France: le Défenseur des droits relance le débat sur l’usage du flash-ball par la police

Un policier anti-émeute fait face aux jeunes de banlieue avec son flash-ball, au cours d’une manifestation à Nanterre.
Un policier anti-émeute fait face aux jeunes de banlieue avec son flash-ball, au cours d’une manifestation à Nanterre. AFP / BERTRAND GUAY

Pour ou contre le flash-ball dans la police ? Le Défenseur des droits relance le débat au sujet d'un tir qui avait blessé un enfant à Mayotte. L'affaire remonte à l'automne dernier. Mais c'est ce mardi 17 juillet que Dominique Baudis a réclamé des sanctions contre le gendarme incriminé. Dans son rapport envoyé au ministère de l'Intérieur, Dominique Baudis demande également une étude sur la dangerosité et l'usage de ces armes.

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L'enfant a perdu son œil, et c'était 24 kilos, 1,35 mètre, contre un homme bien bâti, avec gilet pare-balle, casque et flash-ball à la main. Dans la note qu'il adresse au ministre de l'Intérieur, Dominique Baudis rappelle les faits et s'exprime en faveur de la victime.

Sans doute, dit-il, Mayotte traversait une crise en octobre, avec des barrages sur les routes. Manifestations contre la vie chère qui opposaient habitants et force de l'ordre. Certes, l'enfant menaçait de lancer une pierre sur les gendarmes, et alors ? Ce n'est pas une raison pour lui tirer dessus et s'en aller sans s'en inquiéter, estime le Défenseur des droits.

« Dans cette affaire, les choses se sont aggravées du fait qu’il n’a pas été porté secours à l’enfant, explique Dominique Baudis, et dans ces cas-là, il est normal qu’il y ait une sanction disciplinaire, sans avoir un caractère pénal. C’est une sanction en interne. »

Pour sa défense, l'adjudant actuellement mis en examen dira qu'il a visé l'abdomen et que l'enfant est tout de suite parti en courant ! Quant au gouvernement, il a deux mois pour répondre : oui ou non pour le maintien de flash-ball au sein de la police ?

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