France / Economie

La France prévoit d’emprunter entre 6 et 7,2 milliards d'euros à court terme

Le ministère de l’Economie et des Finances de Bercy, à Paris.
Le ministère de l’Economie et des Finances de Bercy, à Paris. (CC)/Wikipédia

La France prévoit d'emprunter, lundi 13 août, de 6 à 7,2 milliards d'euros à court terme sur les marchés financiers. Cet emprunt, s'il suit la tendance observée depuis début juillet, pourrait bien s'effectuer à taux négatif. En clair, les prêteurs perdent un peu d'argent lorsqu'ils prêtent au Trésor public français.

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Déjà lundi dernier, le Trésor français a emprunté 6,8 milliards d’euros à court terme pour une durée de 13, 24 ou 50 semaines. Les taux d'intérêts proposés par les prêteurs se sont avérés légèrement négatifs comme c'est régulièrement le cas depuis début juillet.

Cette performance est anormale, puisque les investisseurs acceptent de perdre de l'argent pour détenir de la dette française. Et le même phénomène a lieu dans les pays jugés les plus sûrs de la zone euro : Allemagne, Pays-Bas, Autriche.

A courte vue cela constitue une bonne nouvelle pour la France qui emprunte sans que cela lui coûte. Mais à y regarder de plus près, cet avantage est discutable. Il n'incite pas à réduire l'endettement public et il est le signe d'un dysfonctionnement des marchés.

En effet, les investisseurs ne placent plus leur argent qu'à risque zéro, évitant le sud de l'Europe et c'est autant de financements qui n'iront pas aux banques ni aux entreprises et ne favoriseront donc pas la relance de la croissance en zone euro.

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