Economie

Unilever refuse de céder la marque Eléphant et critique le climat actuel en France

Paul Polman, PDG du groupe mondial Unilever.
Paul Polman, PDG du groupe mondial Unilever. Reuters

Le PDG du groupe mondial Unilever rejette l'hypothèse d'une cession de la marque Thé Eléphant aux salariés de Fralib afin qu'ils sauvent l'usine de Gémenos. Mais Paul Polman, dans une interview au Figaro ce lundi 20 août, s'en prend aussi au « climat » qui règne actuellement en France qu'il juge hostile aux investissements étrangers.

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Comment monsieur Polman va pouvoir expliquer (...) que toutes les infusions qu'on met dans nos sachets, on avait la capacité de les produire en France...

Olivier Leberquier

Pas question de céder la marque Eléphant après la fermeture de l'usine de Gémenos, réaffirme Paul Polman, car dans cette affaire Unilever est allé bien au-delà de ses obligations légales.

C'est désormais au gouvernement français de prendre ses responsabilités, estime le PDG d'Unilever, sachant que son groupe vient d'investir 20 millions d'euros dans une autre usine en France. Unilever souhaite continuer à investir en France mais certaines déclarations, notamment pendant la période électorale, sur l'encadrement des fermetures d'usines, font peser des incertitudes, même si Paul Polman a appris, dit-il, à faire la différence entre les paroles à chaud et les actes des hommes politiques. Mais il remarque au passage que les investissements étrangers directs ont baissé ces derniers mois. Or, quand une société fait des bénéfices, elle paye aussi des impôts.

En bref, Unilever veut avoir la possibilité d'effectuer les changements dont le groupe à besoin pour maintenir sa rentabilité et il aimerait trouver en France un climat positif à son action. Pour le PDG d'Unilever, la France aurait intérêt, sortant de l'idéologie, à se concentrer sur sa compétitivité.

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