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France / Emploi

France : 150 000 emplois d'avenir devraient être créés d'ici 2014

Michel Sapin, ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, au côté de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, après le Conseil des ministres du 29 août 2012 à l'Elysée.
Michel Sapin, ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, au côté de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, après le Conseil des ministres du 29 août 2012 à l'Elysée. REUTERS/Jacky Naegelen
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le gouvernement a présenté ce mercredi 29 août 2012 le détail des emplois d'avenir, nouveau dispositif pour lutter contre le chômage des jeunes. Alors que le nombre de chômeurs pourrait bientôt atteindre les 3 millions, Michel Sapin, le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, a annoncé que les premiers contrats de ce genre pourront être signés avant le 1er janvier.

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Ce sont 150 000 emplois d'avenir qui devraient être créés d'ici 2014, 100 000 dès 2013. Des contrats, CDD ou CDI, que l'Etat financera pendant 1 à 3 ans à hauteur de 75% du Smic. Le coût total du dispositif est estimé à 1,5 milliard d'euros par an. Le projet répond à un double objectif : offrir aux jeunes peu ou pas qualifiés de 16 à 25 ans une expérience professionnelle et l'accès à une formation.

Les emplois d'avenir visent les zones où le chômage des jeunes est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale c'est à dire les zones urbaines sensibles, les régions rurales très enclavées et les territoires d'outre-mer.

La majorité de ces contrats concernera des structures à but non lucratif. Les filières vertes et numériques, le secteur social, l'aide aux personnes ou encore le tourisme seront les branches privilégiées.

Les syndicats, comme la CGT et Force Ouvrière, doutent de la pérennité de l'emploi des bénéficiaires de ce nouveau dispositif. Le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, y voit lui une nouvelle forme de « précariat ». Michel Sapin présentera le projet en commission parlementaire le 4 septembre.

En 1997, un dispositif similaire avait été créé par le gouvernement Jospin. Il s’appelait les emplois-jeunes et il visait les moins de 26 ans pour développer des activités d’utilité publique. 300 000 emplois avaient été créés, subventionnés sur 5 ans. La mesure a permis l’accès à l’emploi de nombreux jeunes, et a pris fin en 2002.

En 2002 justement, le gouvernement Raffarin prend le relai sur le chantier du chômage des jeunes. Il crée le contrat jeune en entreprise pour favoriser l’embauche en contrat à durée déterminée de 16-25 ans. Encore une fois, le dispositif dure 5 ans puis est supprimé.

Selon une étude de la Dares (ministère du Travail), les trois-quarts des personnes ayant occupé un emploi-jeune dans une collectivité locale, un établissement public ou une association, et qui sont restés au moins deux ans en poste, ont retrouvé un emploi immédiatement après la fin de leur contrat. L’espoir est donc permis pour ces jeunes. N’en reste pas moins que 150 000 emplois d’avenir vont laisser une grande majorité des 471 000 chômeurs de moins de 26 ans sur le carreau.

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