FRANCE

France : le rapport sur la santé de PSA Peugeot Citroën remis au gouvernement

Rassemblement de salariés devant le siège de PSA. Paris, le 25 juillet 2012.
Rassemblement de salariés devant le siège de PSA. Paris, le 25 juillet 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif reçoit, mardi 11 septembre, le rapport qu'il avait demandé sur la situation économique, financière et industrielle exacte du groupe PSA Peugeot Citroën. Le gouvernement a mis en doute les difficultés réelles du constructeur, difficultés mises en avant pour justifier un plan social d'envergure.

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Le rapport sur la situation de PSA, selon les fuites des derniers jours, constaterait que l'usine d'Aulnay en région parisienne est effectivement en surcapacité mais le texte ne se prononcerait pas sur l'opportunité ou non de la fermer.

La disparition de l'usine d'Aulnay en 2014 et de ses 3 000 emplois est le point le plus controversé du plan de redressement de 8 000 suppressions d'emplois annoncé en juillet par le groupe.

Ce serait la première fermeture d'usine automobile en France depuis celle, mythique, de Renault à Boulogne-Billancourt en 1992. La direction affirme que PSA perd 200 millions d'euros par mois. Le groupe vient de subir la déconvenue d'être exclu de l'indice boursier français CAC 40.

PSA s'est engagé à reclasser la moitié des salariés d'Aulnay sur le site voisin de Poissy mais les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. Arnaud Montebourg va communiquer immédiatement à l’intersyndicale du groupe et aux élus locaux, les conclusions de ce rapport. Conclusions qui donneront aux organisations syndicales une bonne base pour asseoir leur action, au cas où elles seraient défavorables à la direction.

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