France / Economie

France: les entrepreneurs du Net se rebiffent

Le logo du collectif «Les pigeons, mouvement de défense des entrepreneurs français»
Le logo du collectif «Les pigeons, mouvement de défense des entrepreneurs français» #GEONPI

Réunis en collectif, «Les pigeons, mouvement de défense des entrepreneurs français», s'élèvent contre la mesure fiscale du projet de loi de finances 2013 qui prévoit un taux d'imposition de plus de 60% pour les cessations d'entreprise. Enfants du numérique, ces patrons de start-up se sont accaparés les réseaux sociaux pour dire leur colère, et accusent le gouvernement de décourager l'esprit d'entreprise.

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Partis de rien avec juste une idée en poche, ces jeunes patrons ont relevé les manches pour valoriser leur entreprise avec l'espoir de toucher le gros lot au moment de la revendre. Mais avec la nouvelle loi, le rêve de devenir millionnaire s'envole. Le collectif est persuadé qu'avec le changement de l’imposition des plus-values de cession, l'Etat va leur prélever 60% de leur gain contre 34,5 % actuellement. de quoi, selon eux, décourager toute initiative en France.

Faux, répond Bercy qui affirme avoir pris des dispositions permettant d'importants abattements en fonction du nombre d'années d'existence de la société et ainsi ramener le taux d'imposition à 30%. Une réponse insuffisante pour Jean David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs ISAI.

« L’échelle de temps qui est utilisée pour l’instant, dans la loi de finances, est beaucoup trop longue. Ils parlent de douze ans de détention pour les actionnaires. Dans l’Internet, douze ans c’est deux siècles. Donc, c’est comme si j’investissais au début du 19e siècle et que je revendais au début du 21e siècle. Il y a six ans, Facebook et Iphone n’existaient pas. Douze ans c’est beaucoup trop long. Aujourd’hui, au bout de six ans, la loi de finances prévoit un discount de 10 %. Il faudrait que ce discount, au bout de six ans, il soit de l’ordre de 40 ou 50 % ».

Remontés comme des coucous, les « pigeons entrepreneurs » refusent de se faire tirer dessus.

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