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France: le gouvernement sonne la mobilisation générale pour stimuler la compétitivité des entreprises

Louis Gallois (C) aux côtés de Jean-Marc Ayrault (D) et de Laurence Parisot lors de l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, le 29 août 2012.
Louis Gallois (C) aux côtés de Jean-Marc Ayrault (D) et de Laurence Parisot lors de l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, le 29 août 2012. AFP/Thomas Samson

Alors que les syndicats et le patronat commencent ce jeudi 4 octobre 2012 à négocier une réforme du marché du travail, le gouvernement se mobilise en faveur de la compétitivité des entreprises et de la baisse du coût du travail. Une phase de réflexion a commencé, mercredi à Matignon, autour d'une dizaine de ministres, et les premières mesures devraient voir le jour début 2013.

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La croissance est en berne, les plans sociaux se multiplient et les discours incantatoires du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg ont atteint leurs limites. Dix milliards d'impôts supplémentaires sur les entreprises sont prévus dans le budget 2013, et la droite s'acharne sur un gouvernement accusé de casser toute velléité de reprise.

La compétitivité des entreprises est donc une priorité en ce début de quinquennat. Après avoir supprimé la TVA anti-délocalisation de Nicolas Sarkozy, l'Elysée promet donc des mesures dès le début de l'année prochaine. Et dans l'attente d'un rapport, confié à un grand patron à la retraite, Louis Gallois, le gouvernement lance des ballons d'essai. Une piste est avancée pour compenser une baisse de cotisations : une augmentation de la CSG, cette taxe sur les revenus du travail et du patrimoine.

Augmenter la CSG pour baisser les charges sur les salaires, c'est beaucoup plus injuste et beaucoup moins efficace qu'une augmentation de la TVA... c'est injuste et inefficace...

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Mais la majorité et le gouvernement sont divisés, au nom de la défense du pouvoir d'achat. Matignon rappelle que «rien n'est tranché. Tout est encore sur la table».

D'autres voix estiment par ailleurs que problème ce n'est pas le coût du travail, mais l'innovation : les produits français ne seraient pas aussi chers qu'on veut bien le dire, mais simplement moins attractifs.

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