FRANCE

PSA : les syndicats demeurent sceptiques après l’annonce de la tenue de négociations tripartites

Un employé de PSA, le jour de l'ouverture du Mondial de l'automobile. Paris, le 29 septembre 2012.
Un employé de PSA, le jour de l'ouverture du Mondial de l'automobile. Paris, le 29 septembre 2012. REUTERS/Christian Hartmann

Le ministre du Redressement productif a rencontré, ce samedi 6 octobre, l'intersyndicale de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, en marge de sa visite au Mondial de l'automobile à Paris. Arnaud Montebourg a annoncé la tenue de négociations tripartites syndicats-gouvernement-direction de PSA, le 25 octobre prochain, sur l'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois, dont la direction du groupe a notifié, en juillet, la fermeture en 2014.

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Il y a quelques mois, le ministre du Redressement productif déclarait inacceptable le plan de restructuration de PSA et refusait les 8 000 suppressions de postes en France. Aujourd'hui Arnaud Montebourg n'évoque plus que de limiter les dégâts en déclarant que l'objectif c'est d'abord de réduire, « de reformater, de rediscuter le plan social ».

Des propos qui ne sont pas du goût des syndicats. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à l'usine d'Aulnay, réclame au gouvernement la suspension du plan de licenciement et a fait une proposition au ministre.

« Monsieur Arnaud Montebourg a les mains sur le robinet des subventions publiques, affirme Jean-Pierre Mercier. Il suffit de couper le robinet des subventions publiques pour que Peugeot enlève son plan de licenciement. Je ne comprends pas que les caisses de l’Etat étant complètement vides, on continue encore à subventionner à fonds perdus le groupe Peugeot alors qu’il s’apprête à fermer l’usine d’Aulnay ».

Les salariés du secteur automobile sont appelés, mardi 9 octobre, à manifester devant les portes du salon de l’automobile, un moyen de tester le soutien du ministre. « On lui a très clairement demandé quel va être le comité d’accueil mardi matin, poursuit le délégué CGT. Est-ce que ça va être des rangées de CRS ou est-ce que l’on va pouvoir manifester dans la dignité pour défendre nos revendications légitimes de maintenir l’emploi? »

Deux autres réunions sont prévues début novembre où sera également la situation du site de Rennes.

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