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FRANCE

Affaire Bettencourt: des rencontres compromettantes entre MM. Sarkozy et Courroye

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, au côté de Philippe Courroye le 7 octobre 2005 à Brièvres.
Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, au côté de Philippe Courroye le 7 octobre 2005 à Brièvres. AFP PHOTO JACK GUEZ
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt : le journal Le Monde révèle comment l'ex-président de la République Nicolas Sarkozy a suivi de près l'affaire Bettencourt. L'ex-procureur de Nanterre Philippe Courroye et l'ancien chef de l'Etat se sont rencontrés au moins à huit reprises à des dates clés de l'avancée judiciaire du dossier, selon le quotidien. L'ancien procureur annonce qu'il porte plainte contre Le Monde.

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En 2009, au moment de décorer Philippe Courroye de l'Ordre national du Mérite, Nicolas Sarkozy avait déclaré : « On nous reproche de nous connaître, mais cela ne l'a pas empêché de faire son métier ni moi le mien ». Une affirmation dont semblent douter les magistrats bordelais qui instruisent l'affaire Bettencourt.

Car les juges d'instruction ont en leur possession plusieurs éléments embarrassants pour Philippe Courroye et Nicolas Sarkozy. Il y a d'abord les enregistrements clandestins réalisés au domicile des Bettencourt. Il y a aussi les agendas officiels et privés de Nicolas Sarkozy, saisis par le juge Jean-Michel Gentil en juin dernier. Dans ces agendas, le juge a relevé au moins huit rendez-vous entre le chef de l'Etat et Philippe Courroye, ou un certain « Ph C ».

En rapprochant ces éléments et les dates charnières de l'affaire Bettencourt, les juges pensent que l'ancien président a suivi de près l'évolution de cette affaire sensible, sur laquelle plane un soupçon de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007.

Philippe Courroye, qui a été entendu le 2 octobre dernier par les juges bordelais Cécile Ramonatxo et Valérie Noël (qui enquêtent au côté de Jean-Michel Gentil), soutient qu'il serait outrageant de penser qu'il ait pu venir prendre des instructions à l'Elysée et que ce « Ph C » qui figure sur les agendas présidentiels peut être n'importe qui.

L'ancien procureur a décidé de porter plainte contre le journal Le Monde pour violation du secret de l'instruction et recel. Prochainement, Nicolas Sarkozy va devoir se rendre à Bordeaux pour à son tour être confronté à l'hypothèse de travail des juges d'instruction.

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