France / Economie

France : la Banque publique d'investissement voit le jour

Le ministre français de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici (d) et Bruno Parent, inspecteur général des finances à Bercy le 31 juillet 2012, lors de la remise du rapport commandé par le gouvernement sur la future Banque publique d'investisse
Le ministre français de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici (d) et Bruno Parent, inspecteur général des finances à Bercy le 31 juillet 2012, lors de la remise du rapport commandé par le gouvernement sur la future Banque publique d'investisse AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

C'était une promesse de campagne du candidat Hollande, la BPI, Banque publique d'Investissement, voit le jour ce mercredi 17 octobre. Sa création sera avalisée en conseil des ministres. Objectif affiché du gouvernement, participer à la ré-industrialisation du pays en accordant des prêts à des petites et moyennes entreprises.

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C'était une promesse de campagne du candidat Hollande, la BPI, Banque publique d'Investissement voit le jour ce mercredi 17 octobre. Sa création sera avalisée en conseil des ministres.

C'est une force de frappe très importante, nouvelle, globale, qui sera mise au service de notre économie et de nos territoires...

Pierre Moscovici

L'objectif affiché du gouvernement, c'est de participer à la ré-industrialisation du pays en accordant des prêts à des petites et moyennes entreprises. Soutenir les entreprises affaiblies par la crise en leur prêtant de l'argent, c'est la mission de cette banque publique au moment où les banques commerciales elles, se font tirer la manche.

La Banque publique d'investissement va regrouper la banque Oséo, qui s'occupait déjà des PME, les activités du Fonds stratégique d'investissement mis en place en 2008, et CDC Entreprise, une filiale de la caisse des dépôts.

La BPI sera aussi moins préoccupée par la rentabilité à court terme, comme le souligne Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif : « C'est une banque pas comme les autres, parce qu'elle aura à coeur d'imaginer une nouvelle doctrine dans l'emploi de ses fonds. C'est une autre approche du risque, qui n'aura pas les mêmes ratios, exigences, que le système bancaire traditionnel ».

Au total, la Banque aura une capacité d'engagement de 35 à 40 milliards d'euros, sous forme de prêt, de prise de participation ou de garanties. Quarante milliards, ce n'est pas assez, disent certains quand on sait que chaque année les petites entreprises, ont besoin d'emprunter pour 200 milliards d'euros.

Autre inquiétude, elle concerne les filières qui bénéficieront de l'aide de l'Etat. Un coup de pouce pour les entreprises prometteuses, mais lesquelles ? Quelles priorités pour l'industrie? Sans programme de ré-industrialisation bien précis, l'argent pourrait se perdre dans des opérations aux résultats incertains, particulièrement en terme de retombées sur l'emploi.

Enfin, dans les rangs de l'opposition, certaines redoutent de voir des élus locaux peu scrupuleux distribuer de l'argent public à des entreprises non viables, en échange de contreparties électorales.

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