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France: l'association des victimes de l’amiante disculpe Martine Aubry

Le vice-président de l'Andeva dément toute responsabilité de Martine Aubry dans l'affaire de l'amiante.
Le vice-président de l'Andeva dément toute responsabilité de Martine Aubry dans l'affaire de l'amiante. REUTERS/Jean-Philippe Arles
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Vice-président de l'Andeva, l'association des victimes de l’amiante, Michel Parigot a récemment encore revu scrupuleusement tous les éléments du dossier, sans trouver un seul élément mettant en cause personnellement l'actuelle maire de Lille Martine Aubry, mise en examen le 6 novembre pour «homicides involontaires» pour sa gestion des risques de l'amiante.

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Si quelqu'un connaît bien le dossier de l'amiante, c'est évidemment Michel Parigot. Vice-président de l'Andeva, l'association des victimes, il n'a pas trouvé un seul élément mettant en cause personnellement l'actuelle maire de Lille.

« A notre connaissance, confie Michel Parigot, dans le dossier ne figure aucun élément qui permette de prouver une responsabilité de Martine Aubry qui soit distincte de la responsabilité générale des pouvoirs publics. Il n’y a pas d’élément indiquant une alerte lui disant qu’il faudrait prendre des mesures qu’elle n’aurait pas prises.

Il n’y a pas non plus d’élément disant qu’elle avait connaissance du lobbying du Comité permanent amiante. Or, ces lobbyings existaient, bien sûr, et c’est précisément là qu’est le problème. C’est-à-dire que les pouvoirs publics n’ont pas pris les mesures qu’ils auraient du prendre parce que les industriels s’étaient organisés, avaient organisé une opération de lobbying qui a extrêmement bien fonctionnée, qui a en quelque sorte anesthésié les pouvoirs publics qui n’ont pas pris les mesures ».

Le Comité permanent amiante était si puissant qu'il est même parvenu à faire repousser une directive européenne. L'amiante n'a été finalement interdite en France qu'en 1994.

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