France / Politique

Aux nouveaux militants, le Parti communiste français assure qu’il ne doit pas être «enterré» trop vite

Le secrétaire national Pierre Laurent entouré de militants, le 10 novembre 2012, au siège du Parti communiste français, à Paris.
Le secrétaire national Pierre Laurent entouré de militants, le 10 novembre 2012, au siège du Parti communiste français, à Paris. AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans la perspective du congrès du PCF qui doit avoir lieu en février prochain, le secrétaire national, Pierre Laurent a réuni au siège du parti, place du Colonel Fabien à Paris, les nouveaux militants, pour leur donner la parole et démontrer que le Parti communiste, souvent présenté comme un parti sur le déclin, a un avenir.

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Avec notre envoyée spéciale au siège du Parti communiste français, Valérie Gas

L’invitation était formulée comme un faire-part : Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, invitait la presse à « enterrer l’enterrement » de son parti. Une petite provocation destinée à rappeler que, non, le Parti communiste n’était pas mort, malgré la désaffection dans les urnes et les interrogations sur l’avenir d’une formation désormais obligée de s’unir à d’autres au sein du Front de gauche, alliance dominée par l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon.

Non, malgré tout cela, Pierre Laurent a affirmé que le Parti communiste était aujourd’hui sur de bons rails. La preuve, il a engrangé, a-t-il déclaré, 6 500 nouveaux militants cette année. Parmi eux, Pauline, de Villeneuve-Saint-Georges :

« Depuis une année, je suis militante communiste, vu qu'il m’a été dit que l’humain passait avant, qu’ils parlaient du partage. Ca m’a donné envie de dire ce que j’avais à dire. »

Pierre Laurent en est persuadé : dans un monde dominé par les valeurs capitalistes, le Parti communiste a plus que jamais un créneau à occuper.

« Il y a la volonté d’ouvrir les portes à ce que j’ai appelé un ' communisme de nouvelle génération ' et à une société qui soit réellement une société du partage, parce que les gens en ont marre de l’égoïsme. C’est ce qui est en train de faire bouger le Parti communiste, le Front de gauche et, je crois, qui va faire bouger la gauche toute entière. »

Faire bouger la gauche et surtout le gouvernement socialiste : c’est à cela que les communistes veulent travailler.

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