France / Industrie

Après le compromis sur ArcelorMittal, l’Elysée doit jouer les arbitres entre Ayrault et Montebourg

Arnaud Montebourg, le 1er décembre 2012, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1.
Arnaud Montebourg, le 1er décembre 2012, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1. REUTERS/TF1 Television/Handout

La nationalisation de Florange reste une arme dissuasive pour que Mittal respecte ses engagements. C'est le message de l'Elysée, rapporté par Arnaud Montebourg samedi soir sur TF1. Le ministre du Redressement productif, désavoué la veille par Jean-Marc Ayrault, est conforté par François Hollande.

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Arnaud Montebourg est furieux quand il entend, vendredi soir, le Premier ministre annoncer le compromis de Florange. Il subit un camouflet, lui qui agitait partout la menace d'une nationalisation du site de Florange.

Jean-Marc Ayrault règle ses comptes avec son ministre du Redressement productif, que tout oppose, sur le style comme sur le positionnement politique. Alors, après ce désaveu public, le lendemain matin, Arnaud Montebourg se rend à l'Elysée, pour une séance d'explication et de « câlinothérapie ».

Pas question d'une démission : Arnaud Montebourg est un élément important dans le dispositif politique de François Hollande. Déjà, dans la campagne présidentielle, il était l'homme qui allait dans les usines et qui parlait aux ouvriers. Et, depuis le « tournant de la compétitivité », il est un des marqueurs de gauche dont le président a besoin.

Ce n'est pas un combat personnel. C'est un combat pour la France.

Arnaud Montebourg

Résultat : la voix blanche, les traits tirés, Arnaud Montebourg vient annoncer à la télé qu'il reste au gouvernement. Et qu'il a obtenu l'arbitrage de l'Elysée : la nationalisation reste une arme dissuasive, si Mittal ne tient pas ses engagements. Cette fois, c'est Jean-Marc Ayrault qui est désavoué. Belle cacophonie au sommet de l'Etat.

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