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France / Justice

Irradiés d'Epinal: deux anciens médecins et un radiophysicien condamnés à la prison ferme

Le centre hospitalier Jean Monnet, à Epinal, où ont eu lieu les dysfonctionnements.
Le centre hospitalier Jean Monnet, à Epinal, où ont eu lieu les dysfonctionnements. (Photo : AFP)
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dix-huit mois de prison ferme pour deux médecins et un radiophysicien. Ce sont les peines prononcées dans le procès des irradiés d'Epinal (Vosges), la plus grave affaire de ce type en France. Entre 2001 et 2006, 450 patients de cet établissement qui étaient traités pour des cancers de la prostate ont été victimes de surdoses de radiation. Douze en sont morts, d'autres souffrent encore de nombreuses séquelles.

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Avec notre envoyé spécial au tribunal de Paris, Franck Alexandre

Dix-huit mois de prison ferme pour Joshua Anah, le radiophysicien. Dix-huit mois de prison ferme également pour Michel Aubertel et Jean-François Sztermer, les médecins. Le tribunal les a tous trois reconnus coupables d’homicides et de blessures involontaires, de négligences inadmissibles. Il ordonne une interdiction d’exercer définitive pour les deux médecins.

Je trouve que la sanction qui touche le docteur Sztermer est bien trop sévère.

Hervé Temime

Le jugement va plus loin que les réquisitions. Et la condamnation est insupportable aux yeux du radiothérapeute Michel Aubertel, épaulé à la sortie du tribunal par son avocate. « Je n’ai rien à me reprocher et mes patients le savent », lance-t-il.

« Cette décision est inacceptable aussi bien juridiquement, médicalement et scientifiquement. On interjette l’appel et on montrera la totale innocence du docteur Aubertel devant la cour. Il n’a rien à se reprocher via-à vis de ses patients », ajoute l'avocate de M. Aubertel.

Satisfaction en revanche du côté des surirradiés venus en nombre d’Epinal pour entendre ce jugement. « Satisfaction pour la condamnation parce que l’on craignait qu’il n’y ait que de la prison avec sursis. Il y a de la prison ferme, cela nous satisfait. Franchement c’est une bonne chose. Ça nous met un peu de baume au cœur. Ça ne nous guérit pas, mais ça soulage fortement », reconnait Philippe Stabler, président de l’association des victimes.

Nous sommes très fiers de ce que nous avons fait et des résultats que vous avez entendus comme moi aujourd'hui.

Philippe Stabler

Seul bémol pour les victimes, les quatre cadres administratifs de l’hôpital d’Epinal poursuivis dans ce scandale sanitaire ont tous été relaxés.

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