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Cinéma

«Syngué Sabour», à la conquête de la liberté

Golshifteh Farahani incarne l'héroïne de "Syngué Sabour", réalisé par l'écrivain Atiq Rahimi.
Golshifteh Farahani incarne l'héroïne de "Syngué Sabour", réalisé par l'écrivain Atiq Rahimi. Benoit Peverelli

Le film, d'après le roman éponyme prix Goncourt en 2008, est signé Atiq Rahimi. L’écrivain afghan a fait lui même l'adaptation de son livre pour le cinéma. Syngué Sabour (Pierre de patience), de l'écrit à l'écran. Il sort ce mercredi 20 février dans les salles en France.

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En pleine guerre, dans une ville assiégée et bombardée, une femme prend la parole. Sur ce motif simple et poignant, Atiq Rahimi est l'auteur d'un magnifique monologue d'une jeune épouse à Kaboul sous le joug de la barbarie masculine. Au chevet de son mari dans le coma, entre les cris et les mitraillettes, elle se met à parler à ce corps allongé et immobile pour ne pas perdre la raison.

Peu à peu, les souffrances, les peurs, les frustrations et bientôt les fantasmes sortent de la bouche de cette Afghane, murée à l'extérieur derrière sa burqa. L'homme devient ainsi sa Syngué Sabour, sa « pierre de patience », en dialecte dari, qui, selon une vieille légende perse, prétend que confier ses malheurs à une pierre magique libère l'âme. Après les avoir écrits, Atiq Rahimi met en image tous ces mots perdus, enfouis, enfin exprimés, et dresse le portrait d'une femme à la conquête de sa liberté et de sa sexualité.

Troublant, émouvant, surprenant, le film Syngué Sabour a peut-être perdu de l'érotisme puissant du roman, mais a gagné dans l'incarnation de son héroïne, belle comme un ange et au corps magnétique. Une ode à la féminité afghane et universelle.

Adapter son propre livre est un casse-tête.

Atiq Rahimi, écrivain et cinéaste.

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