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France

Medef: échec et mat pour Laurence Parisot

Laurence Parisot, après la décision du conseil exécutif du Medef, le jeudi 28 mars 2013.
Laurence Parisot, après la décision du conseil exécutif du Medef, le jeudi 28 mars 2013. REUTERS/Jacky Naegelen
Texte par : Myriam Berber
3 mn

En France, le conseil exécutif du Medef, l'organisation patronale française, a rejeté, ce jeudi 28 mars 2013, une réforme des statuts qui aurait permis à la présidente sortante, Laurence Parisot, de briguer un troisième mandat.

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C’est un camouflet pour Laurence Parisot. La patronne des patrons voulait modifier les statuts du Medef pour conserver son poste. Mais la décision du conseil exécutif a été sans appel. A l’issue d’un scrutin très serré, les 45 membres du conseil exécutif ont refusé de modifier les statuts encadrant la présidence de l’organisation.

« J'ai immédiatement dit aux membres du conseil exécutif que je serai la garante de la bonne tenue de la campagne, qui va précéder l'élection à la présidence du Medef au début de l'été », a déclaré Laurence Parisot, une heure après l'annonce des résultats. Et de préciser qu’« elle ne passera pas outre ce véto pour en appeler à l’Assemblée générale ». C’est, elle-même, qui a saisi le comité statutaire pour proposer une réforme qui devait lui permettre de se maintenir quelques années encore, à la tête de l’organisation patronale.

L’opposition des poids lourds

Les statuts actuels du Medef lui ont, en effet, permis d’être élue en 2005, pour cinq ans, avant d’être reconduite en 2010, pour une durée de trois ans. Briguer un troisième mandat exigeait, donc, une révision de ces statuts, ceux-ci limitant leur nombre à deux. Saisi en janvier dernier, le comité statutaire avait, il y a dix jours, posé les principes d'une modification instaurant des mandats de cinq ans renouvelables, sans autre limite que l'âge du candidat.

Une réforme contestée par les poids lourds du Medef, comme notamment, l’UIMM, la puissante fédération métallurgique et la Fédération nationale des travaux publics. Plusieurs fédérations territoriales, les Medef territoriaux, ont également annoncé leur opposition à l'instauration de mandats de cinq ans renouvelables.

La guerre pour la direction du Medef

Jean-Claude Volot, ancien médiateur de la sous-traitance et candidat déclaré à la présidence du Medef, a dénoncé un « coup d'Etat », avant d'être rejoint par d'autres grands patrons, comme Ernest-Antoine Sellière, le prédécesseur de Laurence Parisot. Même Charles Beigbeder, membre du conseil exécutif considéré comme un proche de la présidente, avait, lui aussi, confirmé qu'il voterait contre cette réforme. « Il ne faut pas la faire maintenant, c'est évident, c'est une question d'éthique », a ainsi déclaré l’ancien président de Poweo.

Laurence Parisot disqualifiée. Il reste désormais cinq candidats officiels pour prendre la tête du Medef. Pierre Gattaz, le président du groupement des fédérations industrielles, Geoffroy Roux de Bézieux, patron de Virgin Mobile, Thibaut Lanxade président d’Aqoba, une entreprise de micro-paiement et Jean-Claude Volot, l’ancien médiateur de la sous-traitance. Quant au président de l’UIMM, Frédéric Saint-Geours n’a pas encore dit ses intentions. Mais sa charge contre la tentative de Laurence Parisot de rester aux commandes du Medef a été interprétée comme un pas vers une candidature.

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