France

Les Français plébiscitent l'idée d'un gouvernement d'union nationale

Union nationale de la classe politique française après les tueries de Montauban et Toulouse en mai 2012.
Union nationale de la classe politique française après les tueries de Montauban et Toulouse en mai 2012. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les Français semblent de plus en plus favorables à l'union nationale. C'est ce qui ressort d'un sondage Ifop publié ce dimanche 28 avril dans le Journal du dimanche. Une grande majorité des personnes interrogées se déclare favorable à une équipe gouvernementale alliant personnalités de gauche, de droite et même du Front national. Une demande qui sonne comme un ultime recours alors que la crise est toujours là et que l’action du gouvernement est de plus en plus contestée.

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François Bayrou ne cessait de le dire pendant la campagne présidentielle, face à la crise, il faut réunir toutes les bonnes volontés et gouverner en dépassant les clivages partisans. À l’époque, les Français ne l’ont pas entendu, mais si l’on en croit le résultat du dernier sondage du Journal du Dimanche, les états d’esprit ont changé.

Ainsi, 78% des personnes interrogées se disent désormais favorables à un gouvernement d’union nationale, et 47% souhaiteraient même l’entrée du président du MoDem au gouvernement.

Plus surprenant en revanche, l’union nationale version 2013 irait selon ce même sondage jusqu’au Front national, dont la présence au gouvernement ne semble donc plus tabou. Les temps sont durs et les Français désespérés de voir le chômage continuer à s’envoler. Le pouvoir d’achat est en baisse et le moral à zéro.

Dans un tel contexte, l’union nationale apparaît vraisemblablement comme l’ultime recours pour obtenir des résultats que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ne parvient pas à engranger depuis un an.

Reste que l’option union nationale n’est pas sur la table, ni même celle d’un remaniement d’importance dans un délai rapproché. Malgré la déception des Français, François Hollande protégé par les institutions n’a pas l’intention de bouger, il est encore trop tôt.

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