France / Santé

Les ventes de pilules de 3e et 4e génération en chute libre

Les ventes de pilules de 3e et 4e génération ont baissé de 26 % sur la période de décembre à mars par rapport à l'année dernière.
Les ventes de pilules de 3e et 4e génération ont baissé de 26 % sur la période de décembre à mars par rapport à l'année dernière. Getty/BSIP/UIG
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En mars, les ventes de pilules de 3e et 4e génération ont baissé de 37% par rapport à mars dernier. Des études récentes ont montré que ces pilules augmentaient le risque de phlébite ou d'embolie pulmonaire. D'après l'Agence nationale de sécurité du médicament, elles seraient à l'origine de quatorze décès chaque année chez les quatre millions de femmes qui prennent la pilule en France. Depuis le mois de décembre et une première plainte, les témoignages de victimes se sont succédé.

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L’année dernière, une pilule achetée sur deux était une pilule de 3e ou 4e génération. Aujourd’hui, elles ne représentent plus qu’un tiers des ventes. Il faut dire que, outre le fait qu'elles sont moins prescrites qu'avant, ces pilules ne sont plus remboursées depuis le 31 mars.

Joseph Emmerich, responsable endocrinologie et gynécologie à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), se félicite de voir que l’appel à la prudence a été entendu par les femmes et leur médecin :  L’objectif de diminuer l’exposition aux sur-risques induits par les pilules de 3e et 4e génération est atteint.

Les comportements ont changé.

Dominique Maraninchi

Il devrait encore s’améliorer sans qu’il y ait à l’heure actuelle de diminution importante du nombre de femmes ayant une contraception quels que soient ses moyens ».

Car la diminution des ventes de pilules de 3e et de 4e génération est compensée : « Partiellement compensée, nuance Joseph Emmerich, par l’augmentation des pilules de 2e génération. Mais de façon concomitante, il y a une augmentation de la prescription des stérilets et des implants. Nous avions une petite crainte de penser qu’il y aurait une baisse de la prise de contraceptifs oestroprogestatifs par les jeunes filles et les jeunes filles n’ont pas diminué la prise de contraceptifs. Il y a eu un très bon report vers les contraceptifs de 2e génération. »

Afin d’encadrer plus encore la vente de ces contraceptifs à risque, une règlementation au niveau européen devrait prochainement voir le jour.

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