France

L'ancien ministre Jérôme Cahuzac renonce à briguer un poste de député

Jérôme Cahuzac, alors ministre du Budget, aux côtés du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à l'Assemblé nationale, le 4 janvier 2013.
Jérôme Cahuzac, alors ministre du Budget, aux côtés du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à l'Assemblé nationale, le 4 janvier 2013. REUTERS/Charles Platiau

Jérôme Cahuzac ne se présentera pas le mois prochain à l'élection législative partielle dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne. L'ancien ministre français du Budget, qui a démissionné après avoir avoué détenir un compte bancaire non déclaré à l'étranger, ajoute dans le quotidien régional La Dépêche du Midi qu'il a fait rapatrier son argent, un argent désormais à la disposition de la justice.

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Dans un entretien qui paraît ce dimanche 19 mai dans le quotidien La Dépêche du Midi, l'ex-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac a annoncé qu'il renonçait à se présenter à la législative partielle des 16 et 23 juin dans le Lot-et-Garonne.

« J’espère que chacun comprendra et respectera ce choix douloureux et qui me fut bien difficile à faire », explique-t-il. Si l’ancien ministre du Budget a donc renoncé à se présenter, il aura cependant hésité jusqu’au bout.

Cette interview à La Dépêche du Midi était initialement prévue vendredi soir, le 17 mai. Jérôme Cahuzac s’est finalement accordé 24 heures supplémentaires de réflexion, peut-être encouragé par un sondage publié samedi par le quotidien régional, qui le plaçait en deuxième position au premier tour avec 20% des intentions de vote.

Peu de chances d'être élu

L’éventualité de sa candidature était apparue il y a huit jours, lorsque l’ancien ministre s’était rendu sur le marché de Villeneuve-sur-Lot. Quelques jours plus tard, M. Cahuzac proposait à un élu local d’être son suppléant. Finalement, il n’ira pas plus loin. Selon les enquêtes d’opinion, l'ancien ministre n’avait que peu de chance d’être élu.

A La Dépêche du Midi, Jérôme Cahuzac explique son renoncement par sa crainte d'une « campagne violemment haineuse avec un harcèlement médiatique incessant rendant toutes les explications difficiles ou impossibles ».

La nouvelle enlève une belle épine du pied au parti socialiste (PS), qui craignait, en cas de candidature de M. Cahuzac, d’être éliminé au premier tour.

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