France

Affaire Tapie/Lagarde: l'enquête s'accélère

La directrice générale du FMI Christine Lagarde et l'homme d'affaires Bernard Tapie (photos d'archives).
La directrice générale du FMI Christine Lagarde et l'homme d'affaires Bernard Tapie (photos d'archives). AFP PHOTO GEORGES GOBET JACQUES DEMARTHON

Nouveau rebondissement dans l'enquête sur l'arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie dans la vente d'Adidas, avec le placement en garde à vue ce lundi 27 mai de l'ancien haut magistrat membre du tribunal arbitral Pierre Estoup, mais aussi ce mardi matin de l'avocat de M. Tapie, Me Maurice Lantourne.

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Cinq jours après le placement de Christine Lagarde sous le statut de témoin assisté par les magistrats de la Cour de justice de la République, c’est maintenant l’un des trois juges qui a statué sur cet arbitrage litigieux qui est dans le collimateur de la justice, ainsi que l'avocat de Bernard Tapie, Maurice Lantourne.

Déjà lorsque la sentence arbitrale était tombée le 7 juillet 2008, octroyant donc 403 millions d'euros à l’homme d’affaires, certains avait contesté l'impartialité de ces arbitres, en particulier celle de Pierre Estoup. Ils avaient évoqué des conflits d'interêts.

Arbitrage contesté

Pierre Estoup est un magistrat à la retraite, mais il s’est fait une spécialité de ces questions d’arbitrage. Il avait déjà travaillé sur un dossier de ce type déjà très contesté, celui de l’affaire Elf cinq ans auparavant.

Depuis, ces magistrats de la Cour de justice de la République ont appris qu’il connaissait bien l’avocat de Bernard Tapie, pour lequel il a eu l’occasion de travailler, ce qu’il avait jusqu’à présent oublié de signaler.

Les juges qui les entendent actuellement tous les deux doivent chercher à faire la lumière sur l’ensemble des liens entre les différents protagonistes de l'affaire.

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