France

France : 240 emplois supprimés chez Spanghero

Spanghero revendiquait 360 salariés avant le scandale, dans un département durement touché par le chômage.
Spanghero revendiquait 360 salariés avant le scandale, dans un département durement touché par le chômage. REUTERS/Jean-Philippe Arles

La fermeture de l'usine Spanghero à Castelnaudary, dans le sud-ouest de la France, a été annoncée mardi 28 mai. L’usine est au cœur du scandale de la viande de cheval qui avait éclaté au début de l'année en France. Le plan social touche 240 salariés. Spanghero, c’est l'histoire d'un scandale et d'un cauchemar pour les salariés de l'entreprise.

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Tout s'est passé en quelques semaines. L'entreprise Spanghero s'est retrouvée au cœur du scandale et ses salariés confrontés à un plan social qu'ils n'auraient jamais imaginé à l'automne dernier.

Le coup de tonnerre, c'était le 8 février dernier. Comigel, un sous-traitant de Spanghero, annonce le retrait de tous ses produits après la découverte non pas de bœuf mais de viande de cheval dans des plats surgelés, chez Findus notamment.

Six jours plus tard, la société est accusée de tromperie économique par le gouvernement, l'agrément sanitaire est suspendu pour être rétabli le 18 février après les premiers résultats de l'enquête sanitaire. Les salariés de Spanghero, propriété de Lur Berri, reprennent le travail. Le négoce de viande, lui, est suspendu.

Un mois plus tard, ce n'est plus de la viande de cheval faussement étiquetée qui est découverte mais du mouton britannique interdit, cinquante-sept tonnes. Le 19 avril, Lur Berri décide de vendre, l'entreprise est placée en liquidation judiciaire.

Deux projets de reprises sont présentés, dont un par le fondateur de l'entreprise Laurent Spanghero. Des offres incomplètes, l'administrateur judiciaire laisse donc une semaine supplémentaire – jusqu’au 5 juin - aux repreneurs éventuels pour finaliser leur offre. Quant aux 240 salariés, ils sont licenciés. Certains pourraient être repêchés par le repreneur du site si une offre était acceptée. 

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