France

France: Nicolas Sarkozy délivre un discours très politique devant les cadres de l'UMP

Nicolas Sarkozy s'est rendu ce lundi 8 juillet à un bureau politique de crise au siège de l'UMP.
Nicolas Sarkozy s'est rendu ce lundi 8 juillet à un bureau politique de crise au siège de l'UMP. Reuters/Philippe Wojazer

En France, l'UMP a tenu sa réunion de crise ce lundi 8 juillet. Les finances du parti sont dans le rouge après le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel. Du coup, Jean-François Copé a sonné la mobilisation. Ils étaient très nombreux au siège parisien de la formation de droite, dans le XVe arrondissement. Direction et cadres locaux du parti, députés, sénateurs, ancien Premier ministre, et... une rock star : Nicolas Sarkozy, en personne. C'est une première depuis 2007. L'ancien chef de l'Etat a pris la parole.

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On attendait de Nicolas Sarkozy qu'il parle de l'UMP, de la crise financière que le parti traverse depuis jeudi. L'ancien président en a parlé pendant quelques minutes devant 400 à 500 cadres de l'UMP réunis à huis clos pour un bureau politique extraordinaire. « La situation est grave et inédite, a-t-il dit. Assez grave pour que je rompe mon silence ».

Mais plus que des problèmes de l'UMP, Nicolas Sarkozy a surtout parlé politique. Il a d'abord demandé aux membres de l'UMP d'éviter la division. « Notre obligation est d'être unis pour les Français », a-t-il déclaré, avant d'évoquer pendant plusieurs minutes les problèmes du pays. « Il y a une crise des idées, a-t-il avancé. Notre grille de lecture est inadaptée, à nous de réinventer des idées. »

« Ce n'est pas mon retour »

L'ancien président a également parlé d'Europe. A un an des élections européennes, le leadership franco-allemand doit, selon lui, reprendre la tête de l'Europe. Nicolas Sarkozy, qui a également parlé de progrès et de compétitivité, a au final demandé à l'UMP de s'ouvrir.

C'est un vrai discours politique que Nicolas Sarkozy a prononcé. Mais est-ce là un discours de candidat ? Non, « ce n'est pas mon retour », a-t-il assuré à ses amis. S'il revient, ce sera pour parler aux Français et pas à sa simple famille politique. Nicolas Sarkozy a prononcé un discours d'une demi-heure et, à son départ comme à son arrivée, l'ancien président est allé serrer quelques mains de militants et de sympathisants rassemblés devant le siège du parti.

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