France

France: premier comité d'entreprise à La Provence en présence du nouveau patron Bernard Tapie

Bernard Tapie sur le plateau du JT de France 2, le 1er juillet 2013.
Bernard Tapie sur le plateau du JT de France 2, le 1er juillet 2013. Dufour / Reuters

Les salariés du journal La Provence tentent de se rassurer sur l'avenir de leur entreprise après les déclarations de leur nouveau patron, l'homme d'affaire Bernard Tapie. Un premier comité d'entreprise s'est tenu aujourd'hui. Le quotidien du sud de la France qui tire à 11 5000 exemplaire est devenu la propriété exclusive de Bernard Tapie. Outre les craintes sur l'indépendance éditoriale de la rédaction, la mise en examen de Bernard Tapie dans l'enquête sur l'arbitrage controversé de son litige avec le Crédit lyonnais, et surtout la saisie d'une partie de ses biens ordonnée par les juges inquiètent les salariés.

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Bernard tapie en rêvait. Il est désormais propriétaire à 100% du quotidien La provence basé à Marseille. Le journal lui ne fait plus partie du groupe Hersant médias. Le mariage Tapie/Hersant qui avait permis de sauver le groupe d’une vente à la découpe, n’aura duré, au total, qu’un peu plus de six mois. Le groupe Hersant médias se replie sur Nice matin et les quotidiens des Antilles et de Guyane .

Devant le comité d'entreprise, le patron de La Provence s'est voulu rassurant. Il maintient son projet destiné à doper les ventes : nouvelle maquette, développement d'internet et du portage à domicile, etc. Mais les personnels savent aussi qu'il est mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage controversé du dossier Adidas-Crédit lyonnais (un réglement à l'amiable pour lequel il avait touché plus de 400 millions d'euros) et qu' il doit faire face à la saisie conservatoire de ses biens.

800 salariés, dont 200 journalistes

Le journal et ses filiales emploient 800 personnes dont 200 journalistes dans l'ensemble des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence.

Bernard Tapie et Marseille, l'histoire ne date pas d'hier. Ancien député, ancien propriétaire du club de football l'Olympique de Marseille, l'homme d'affaire a toujours rêvé de la mairie, un rêve jusque là impossible suite aux différents scandales politico-judiciaires auxquels il a été mêlé. Il se console aujourd'hui avec un titre de presse qui dispose d'une influence importante sur la vie régionale.
 

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