France / Politique

Christiane Taubira, meilleure ennemie de l'opposition

Chistiane Taubira , la ministre de laJustice à l'Assemblée nationale, le 5 février 2013.
Chistiane Taubira , la ministre de laJustice à l'Assemblée nationale, le 5 février 2013. REUTERS/Charles Platiau

La polémique se poursuit sur la libération potentielle de plusieurs dizaines de prionniers, en raison d'une erreur juridique de Dominique Perben, ministre de la Justice de Jacques Chirac en 2004. Mercredi 7 août, Christiane Taubira s'en est pris au laxisme de la droite, qui ne compte pas lâcher la ministre de la Justice, l'une de ses cibles préférées au gouvernement.

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La droite est bien embarrassée quand c'est l'un des siens, Dominique Perben en l'occurence, qui est responsable de la remise en liberté de plusieurs détenus condamnés.

Alors plutôt que de répondre sur le fond, les quelques ténors de l'UMP, sortis de leur silence, et passablement vexés d'être à leur tour traité de laxistes, ont relancé leurs attaques contre Christiane Taubira, accusée désormais de verser dans « la diversion politique ». C'est vrai qu'elle n'en manque pas, de sens politique, cette ministre familière des upercuts verbaux, saluée pour son éloquence et son humanisme, capable de montrer ses crocs dans un grand éclat de rire.

Celle que certains, même à gauche, n'hésitait pas à qualifier de « maillon faible du gouvernement », est devenu l'un des poids lourds de l'équipe Ayrault. La révélation de l'hiver dernier, pendant les longs débats passionnés du « mariage pour tous ». Christiane Taubira est devenue une égérie.

Prochain rendez-vous pour elle, peut-être à la rentrée avec la réforme pénale sur la récidive, sans cesse repoussée - le sujet est explosif. A droite, les arguments sont prêts, la ministre est accusée de préférer les voyoux plutôt que les policiers. Christiane Taubira n'est pas au bout de ses peines.

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