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France

France: à La Rochelle, la taxe carbone met à mal la volonté d'unité du PS

A La Rochelle, le premier secrétaire Harlem Désir (g) a appelé le PS au rassemblement et à la discipline.
A La Rochelle, le premier secrétaire Harlem Désir (g) a appelé le PS au rassemblement et à la discipline. AFP PHOTO / JEAN-PIERRE MULLER
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Depuis ce vendredi 23 août, le PS est réuni à son Université d’été à La Rochelle. Le mot d'ordre était le rassemblement, pour soutenir François Hollande et Jean-Marc Ayrault, à l’approche d’une rentrée qui s’annonce compliquée. Mais la « contribution climat-énergie » annoncée jeudi par le ministre de l'Écologie, Philippe Martin, provoque une certaine confusion au sein du PS.

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Avec nos envoyés spéciaux à La Rochelle

L’Université d’été du Parti socialiste a commencé dans une belle cacophonie. Jeudi, aux journées d’été d’Europe Ecologie-Les Verts, le ministre de l’Écologie Philippe Martin avait annoncé la prochaine mise en place d’une « contribution climat-énergie ». Mais à La Rochelle, les ministres sont bien incapables d’expliquer de quoi il s’agit.

Certains tentent de faire bonne figure. D’autres ne cachent pas leur surprise et même leurs critiques. À la tribune, Ségolène Royal joue la bonne élève. Mais devant les journalistes, elle se lâche : « Je soutiens le ras-le-bol fiscal. Ils ont clairement un problème de communication ». Un autre cadre du parti est encore plus direct. « C’est effrayant, dit-il, à quelques mois des municipales ».

Rappel à l'ordre

Résultat : devant le courant majoritaire du PS réuni pour offrir à la presse une belle image de rassemblement derrière François Hollande, le premier secrétaire Harlem Désir consacre presque tout son discours à un appel à la discipline. « L’auto-flagellation à gauche, ça n’a aucun sens ! On n’a pas le droit de perdre de temps en petites phrases contre nous-mêmes ! Nous devons être totalement mobilisés au service du succès de la politique, du président de la République et de ce gouvernement ! », lance-t-il.

Mais c’est laborieux. Harlem Désir discourt dans un immense brouhaha. Et au premier rang, une belle brochette de ministres, la moitié du gouvernement, passe son temps à papoter. Mais on le savait depuis longtemps, les socialistes sont rarement au garde à vous.


Le « cas Valls » au centre de toutes les attentions

À son arrivée à La Rochelle, Manuel Valls a fait mine d’être surpris de voir les micros se tendre devant lui. « Moi j’aimerais pouvoir marcher tranquillement ici, et pas avec toutes les télés et les caméras. Je ne vous dirai rien, donc ça ne sert à rien ».

Le ministre de l’Intérieur a pourtant fait en sorte d’occuper le terrain médiatique tout l’été, à coups de déplacements, d’attaques en règle de la réforme pénale préparée par Christiane Taubira, ou de déclarations-chocs sur la remise en cause du regroupement familial, au risque de susciter polémiques et attaques de la gauche.

Des réactions injustifiées, à en croire l’un des soutiens de Manuel Valls, le sénateur Luc Carvounas : « Je n’attendais pas de Manuel Valls qu’il rentre dans ces débats, dans ces polémiques. Le président et le Premier ministre l’ont dit : tout ça est derrière nous. C’est la rentrée politique des socialistes, nous avons du pain sur la planche. La seule stratégie, le seul logiciel de Manuel Valls c’est le collectif ».

Le collectif, et non pas comme les apparences le suggèrent pourtant, l’ambition personnelle ou la volonté de marquer des points dans l’opinion sur des sujets sensibles, la sécurité et l’immigration. À voir. Ce samedi, Manuel Valls va prendre la parole devant les militants. Va-t-il choisir la manière forte ou calmer le jeu, notamment avec la garde des Sceaux Christiane Taubira, qui doit s’exprimer après lui ?

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