Santé

France: les cigarettes électroniques dans le collimateur des associations de consommateurs

En France, le nombre d'utilisateurs de la cigarrette électronique avoisinerait le million.
En France, le nombre d'utilisateurs de la cigarrette électronique avoisinerait le million. Getty Images / Martina Paraninfi

De petits gadgets électroniques, mais pas moins toxiques. Les cigarettes électroniques sont visées par une étude menée par la revue 60 millions de consommateurs. Elles contiendraient des substances potentiellement cancérogènes et des métaux lourds, parfois dans les mêmes quantités que les cigarettes traditionnelles. Et ce malgré l'absence de tabac.

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On tire dessus pour arrêter de fumer, ou tout simplement parce qu'on pense que c'est moins nocif qu'une cigarette normale. Mais d'après 60 millions de consommateurs, le magazine de l’Institut national de la consommation (INC), la cigarette électronique pourrait nous faire du tort.

Dans trois cas sur dix, les cigarettes électroniques contiendraient presque autant de formol que des cigarettes traditionnelles. D’autres substances nocives ont aussi été détectées grâce à une nouvelle technique, comme de l'acroléine, une substance très toxique, et du propylène glycol, qui augmente les risques de maladies respiratoires et immunitaires.

D'après 60 millions de consommateurs, la quantité de nicotine ne correspond pas toujours au taux indiqué sur le produit : elle est généralement moins concentrée, ce qui signifie plus de produits excipients, potentiellement dangereux. Deux marques de cigarettes électroniques présentent par exemple des traces de métaux toxiques : l'une d'entre elles libèrerait autant de chrome et de nickel qu'une vraie cigarette, l'autre libèrerait même plus d'antimoine.

L’étude dénonce aussi l'absence de bouchon de sécurité sur certaines recharges de cigarettes. Un véritable danger, puisque la nicotine est particulièrement toxique pour les petits. Ingérées, les doses élevées de certains produits de l'étude peuvent tuer un enfant, d’après Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine de l'INC.

L'Institut ne recommande pas l'interdiction de la cigarette électronique, mais un encadrement légal qui tienne compte des risques. « Ce n'est pas une raison pour les interdire. C'est une raison pour mieux les contrôler », écrit Thomas Laurenceau.

En France, un million de personnes seraient adeptes des cigarettes électroniques, aussi appelées « vapoteuses ». On se les procure aisément dans le commerce, à partir de 50 euros.

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