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France

Ségolène Royal règle ses comptes

Ségolène Royal après sa défaite aux législatives, en juin 2012 à La Rochelle.
Ségolène Royal après sa défaite aux législatives, en juin 2012 à La Rochelle. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

«J’ai un charisme, de l’aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l’ombre». Cette phrase, à en croire l’hebdomadaire Le Point, c’est Ségolène Royal, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, qui l’aurait prononcée. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle règle ainsi ses comptes avec ses camarades socialistes. Elle s’en prend à Martine Aubry, la maire de Lille, à Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale ou à l’ancienne ministre écologiste Delphine Batho. Ségolène Royal a démenti, mercredi, avoir tenu de tels propos.

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Ce démenti à l'article du Point n’a, semble-t-il, pas convaincu grand monde au parti socialiste. « Ce n’est pas la première fois qu'elle fait ça, ça lui ressemble », lance ainsi ce député légèrement agacé par le mauvais buzz que cela pourrait générer. 

Il faut dire que Ségolène Royal n’y est pas allée avec le dos de la cuillère, taclant Delphine Batho, l’ancienne ministre de l’Ecologie. « C’est une manipulatrice politique », accuse-t-elle, ou attaquant Martine Aubry, avec qui elle était en concurrence en 2008 pour la direction du Parti socialiste : « Je n’aurais pas dû me laisser voler le Congrès de Reims, explique-t-elle, j’aurais du imposer un rapport de force ». 

Ségolène Royal qui accuse, comme dans une cour de récréation, la maire de Lille de lui avoir volé ses idées : « C’est à mourir de rire, c’est énorme, lance-t-elle. Elle ne se rend pas compte qu’elle pille, c’est un pompage d’idées inconscient ». 

La présidente de Poitou-Charentes, qui convoitait en juin 2012 la présidence de l’Assemblée nationale, tape aussi sur Claude Bartolone, l’actuel président du palais Bourbon. « Ça n’aurait pas été mauvais pour le pouvoir que ce soit moi, la présidente de l’Assemblée, j’aurais fait vivre le Parlement », sous-entendant par là qu’il ne vit pas aujourd’hui et de condamner l'attitude de son président : « Il aurait dû être plus présent pour soutenir le gouvernement la première année ». 

Ségolène Royal continue ainsi de régler ses comptes avec ses camarades. Une seule personne trouve grâce à ses yeux : elle-même : « J'ai un charisme, de l’aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l’ombre », assène-t-elle, pleine de modestie.

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