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France / Justice

France: les annexes de tribunaux sur le tarmac de Roissy font débat

Une annexe du tribunal de grande instance de Bobigny à Roissy.
Une annexe du tribunal de grande instance de Bobigny à Roissy. AFP PHOTO / ALIX RIJCKAER
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des tribunaux délocalisés doivent être mis en service pour juger les étrangers en situation irrégulière. Ces annexes concernent à la fois le tribunal de grande instance de Bobigny et celui de Meaux. Au bord des pistes de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, des locaux flambant neufs ont été aménagés. L'un au cœur même du plus grand centre de rétention du Mesnil-Amelot, l'autre à quelques pas de là, concerne la Zapi, la Zone d'attente pour les personnes en instance auxquelles la police aux frontières refuse l'accès au territoire. Les associations de défense des droits des étrangers, avec les parlementaires, ont organisé la visite de ces lieux, hier mardi 17 septembre.

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C'est une opération transparence. Rémy Heitz, légion d'honneur à la boutonnière, président du tribunal de grande instance de Bobigny, est fier de présenter les locaux flambant neufs de la Zapi, la Zone d'attente pour les personnes en instance. Selon lui tout est prêt pour assurer une justice dans de bonnes conditions.

« Les conditions d’indépendance et d’autonomie de la justice sont parfaitement respectées, affirme-t-il. Les six juges des libertés et de la détention qui interviennent, interviendront ici à tour de rôle. »

Derrière les barbelés, les magistrats en robe noire sont en colère. Eux dénoncent à pleins poumons une justice d'exception réservée uniquement aux étrangers en situation irrégulière.

« Comment vont-ils comprendre que quand le policier va ouvrir cette porte, ils vont pénétrer dans un tribunal ?, s’interroge Ariana Bobétic, avocate à Bobigny. Comment vont-ils comprendre qu’ils vont passer devant un juge impartial ? Ce que l’on craint c’est que le juge, lui, va être isolé. Il va être complètement seul. Il y a forcément une pression, c’est évident. Et puis le but, c’est de les reconduire le plus vite possible [à la frontière]. »

La délocalisation de ces juridictions a été imaginée sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Un projet que le gouvernement actuel met en place.

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