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France: ouverture du débat-marathon parlementaire sur le budget

Pierre Moscovici, le ministre des Finances et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, le 15 octobre à l'Assemblée nationale.
Pierre Moscovici, le ministre des Finances et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, le 15 octobre à l'Assemblée nationale. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le débat parlementaire sur le budget qui vient de débuter à l'Assemblée nationale, promet d'être animé. Les discussions ont commencé par l'examen des recettes, c'est-à-dire l'impôt. La droite est vent debout et la gauche désunie. Le gouvernement met en garde l’opposition contre « le poujadisme fiscal ».

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L'UMP espère bien se refaire une santé lors du débat sur le budget. Et à entendre Eric Woerth, l'angle d'attaque est tout trouvé : haro sur les impôts ! « Que vous appeliez ça assommoir fiscal, matraquage fiscal, c’est la vérité, indique l'ancien ministre du Budget. Hollande est le président des impôts et puis c’est tout. C’est pour ça d’ailleurs que les Français n’aiment pas François Hollande ».

Surfer sur le mécontentement des Français, la manoeuvre est dangereuse pour l'actuel ministre du Budget, Bernard Cazeneuve : « Il faut faire attention à ce que la réflexion sur l’impôt, sur le niveau des prélèvements obligatoires, ne se transforme pas en un défoulement poujadiste ».

Pression fiscale au coeur du débat

La pression fiscale est au coeur du débat, même au PS, où certains députés auraient souhaité plus de mesures en faveur du pouvoir d'achat et devront faire contre mauvaise fortune bon coeur pour voter le budget. Ainsi, par exemple, Laurent Baumel : « A priori je compte le voter, mais je distingue le vote du budget final de la bataille parlementaire qui doit intervenir en amont qui permet à des députés de mener des combats ».

Faute d'enthousiasme, c'est le pragmatisme qui l'emporte aussi chez les écologistes, comme l'explique Barbara Pompili, co-présidente du groupe : « On a réussi à obtenir enfin le début d’une contribution climat-énergie. C’est moins bien que ce qu’on ferait si on était seuls au pouvoir ; maintenant, c’est déjà une avancée ».

Des avancées ? Au Front de gauche, on n'en a pas vu. D'ores et déja, les députés de ce groupe ont annoncé qu'ils ne voteraient pas le budget.

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