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France

La France en panne: plus de 1000 plans sociaux en un an

Alstom annonce un plan social entraînant la perte de 1 300 emplois... et la remontée de son titre en Bourse.
Alstom annonce un plan social entraînant la perte de 1 300 emplois... et la remontée de son titre en Bourse. REUTERS/Philippe Wojazer

Plus de 1 000 plans sociaux ont été officiellement lancés en un an. Dernier en date : Alstom prévoit 1 300 suppressions d'emplois, principalement en Europe. Il ne devrait pas y avoir d'impact en France, selon le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Un plan qui s'ajoutent à tous ceux annoncés ces dernières semaines.

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La Redoute, la semaine dernière, avec 700 emplois menacés, Alacatel Lucent, l'électroménager Fagorbrandt, filiale française du basque Mondragon, en cessation de paiement avec cette fois 1 870 emplois dans la balance. Tilly-Sabco en Bretagne, Gad, Marine Harvest... Ces 9 derniers mois, 736 plans de sauvegarde de l'emploi ont été notifiés à l'administration. Un peu plus de 1 000 en un an ont été officiellement lancés.

Plus inquiétant encore, les chiffres des faillites : plus de 1 200 entreprises ont déposé le bilan au troisième trimestre de cette année, soit 7,5% de plus que l'an dernier. Les redressements judiciaires et les liquidations ont atteint leur niveau le plus élevé
pour un été depuis vingt ans. De plus en plus de grosses PME sont touchées. Au total, les experts d'Altares estiment que près de 53 000 emplois directs sont menacés par une cessation de paiement ou un plan de sauvegarde.

Plans sociaux, malgré la reprise

L'économie repart et la France ne sera pas en récession l'an prochain, selon la Commission européenne. Du côté de la croissance aussi, ça va mieux avec, selon Bruxelles, une douce reprise qui devrait s'accélérer en 2015.

Malgré cela, les entreprises sont comme en convalescence. En dépit de cette reprise encore très timide, elles se concentrent donc sur leurs marges, elles consolident leur finances. Ensuite, peut-être, sur la création d'emploi.

Ce mercredi 6 novembre au matin, à la Bourse, le titre d'Alstom était en hausse de 4% après l'annonce d'un nouveau plan de cessions qui devrait permettre au groupe de conforter sa trésorerie et de maîtriser sa dette. Après, donc, l'annonce de la suppression dont de 1 300 postes.

Reprise en Europe, très modérée en France

Ce rebond, il a commencé en Allemagne, et il s'étend peu à peu à tous les autres pays de la zone euro, y compris les plus fragiles comme l'Espagne, l'Italie ou l'Irlande. Des pays qui ont très tôt engagé des réformes pour redresser la compétitivité et qui en récoltent les fruits aujourd'hui. Dans chacun de ces pays, la production augmente.

La France, elle, semble un peu restée sur le bord de la route. Le mois dernier, l'activité industrielle s'est encore détériorée pour le vingtième mois consécutif. La France s'est aussi attachée cette année à réduire son déficit et a engagé des mesures d'économies qui pèsent sur la croissance et sur la confiance. D'où ce décrochage aujourd'hui de la France industrielle sur ses voisins européens.

Les entrepreneurs n'ont pas confiance. La politique fiscale n'est pas claire. Pourtant, elle est très présente : on en parle beaucoup. Autant d'incertitudes, autant d'obstacles aux investissements... et à la volonté d'entreprendre.

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