France

France: défilé du Front de gauche à Paris pour une «révolution fiscale»

Se dirigeant vers le ministère des Finances, les manifestants ont brandi des fanions aux couleurs du Parti de gauche, du Parti communiste ou du Front de  gauche, et pour certains d'entre eux des balais.
Se dirigeant vers le ministère des Finances, les manifestants ont brandi des fanions aux couleurs du Parti de gauche, du Parti communiste ou du Front de gauche, et pour certains d'entre eux des balais. REUTERS/Gonazalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Plusieurs milliers de personnes, 7 000 selon la police, ont marché ce dimanche à Paris contre l'augmentation de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) prévue le 1er janvier. Se dirigeant vers le ministère des Finances, les manifestants ont brandi des fanions aux couleurs du Parti de gauche, du Parti communiste ou du Front de gauche. Après de longs mois de querelles intestines, c'est donc un Front de gauche uni qui a défilé.

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Cela faisait si longtemps qu’ils ne s'étaient pas affichés sur la même estrade et n'avaient pas partagé le même message. Ce sont eux désormais, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, disent-ils, les ennemis de la finance, et non plus François Hollande comme il l’affirmait dans son discours de lancement de campagne présidentielle au Bourget.

Mais si les deux hommes sont aussi d’accord pour ne pas abandonner la rue aux « bonnets rouges », le patron du Parti communiste français (PCF) Pierre Laurent franchit un cap supplémentaire :

« Face au risque de voir le pays désenchanté céder aux chants des sirènes de la droite et du Front national, nous ne pouvons pas seulement camper sur nos positions. Nous devons tendre la main à toutes ces forces aujourd’hui découragées ou égarées. »

Un appel du pied aux « bonnets rouges » que Jean-Luc Mélenchon qualifie lui-même de « nigauds ». Chacun son analyse, chacun aussi son agenda. Celui du patron du Parti de gauche (PG) est européen.

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« Aujourd’hui, c’est un anniversaire, celui du honteux traité de Lisbonne qui a fondé l’Europe et la dictature "austéritaire". Dans quelques mois, vous allez pouvoir châtier le puissant avec vos bulletins de vote », lance Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon, les yeux rivés sur les élections européennes de la fin mai, et Pierre Laurent sur les municipales de mars... le Front de gauche, au-delà de l’affichage de ce dimanche après-midi, a toujours bien du mal à tourner la page de ses divergences.

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