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France

Rapport sur l'intégration: l'UMP dénonce un risque de «communautarisme»

Jean-François Copé, le président de l'UMP lors d'une conférence à Paris, le 29 mars 2013.
Jean-François Copé, le président de l'UMP lors d'une conférence à Paris, le 29 mars 2013. REUTERS/Jacky Naegelen
Texte par : RFI Suivre
6 mn

C'est l'un des chantiers qu'a lancés le gouvernement : la refonte de la politique d'intégration française. Un rapport a été remis à Jean-Marc Ayrault sur ce thème, mi-novembre, et une réunion interministérielle aura lieu à Matignon le 9 janvier prochain. Mais, avant même qu'une feuille de route en la matière n’ait été émise, ce rapport fait déjà parler de lui.

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Un mois après sa publication et avant même que gouvernement n'ai rendu ses arbitrages sur le sujet, le grand rapport sur la refonte de la politique française d'intégration fait parler de lui. En cause, le quotidien Le Figaro, qui a fait sa Une sur le sujet, ce vendredi 13 décembre. Le journal qualifie ce rapport d' « inquiétant », et reprend quelques recommandations « chocs », comme il l'écrit...

L'article du Figaro provoque la polémique

Le journal pointe notamment « l'abrogation de la loi interdisant le port du voile à l'école », la « création d'un délit de harcèlement racial » ou encore « l'assouplissement des règles d'attribution du RSA ». Et, comme symbole, Le Figaro pointe l’abandon du terme « intégration » en lui-même.

Les auteurs du rapport estiment en effet qu'il est très stigmatisant de demander à des personnes de s'intégrer à la population française alors qu'elles ont la nationalité française, même si elles sont issues de l'immigration.

→ A (RE)LIRE : France : discrimination à l'embauche, selon une enquête de l'Ifop

Le rapport en lui-même fait presque 300 pages et présente un vaste éventail de recommandations. On n’en a pas beaucoup parlé depuis sa publication. Mais l'article du Figaro sur le sujet fait, lui, beaucoup plus réagir, et notamment à droite.

L'UMP dénonce « le communautarisme [...] nouveau modèle pour la France »

Je ne peux pas accepter qu’on remplace la République une et indivisible par une assemblée hétéroclite de communautés, des ethnies et des groupes de toutes sortes.

Jean-François Copé

Très critique, Jean-François Copé, le patron de l'UMP y voit par exemple une façon d'« ériger le communautarisme comme un nouveau modèle pour la France ». Selon le président de l’UMP, « ce ne serait plus aux immigrés d’adopter la culture française, mais à la France d’abandonner sa culture, ses valeurs, sa langue, son histoire et son identité pour s’adapter aux cultures des autres », affirme le président de l’UMP.

→ A (RE)LIRE : France: sur l'immigration, l'UMP veut trouver une voie médiane

« Je ne peux pas accepter qu’on remplace la République une et indivisible par une assemblée hétéroclite de communautés, des ethnies et des groupes de toutes sortes », continue-t-il, affirmant par ailleurs que « les signes religieux ostensibles n’ont pas leur place dans une salle d’école publique. Le port de la burqa ne peut pas être autorisé dans l’espace public ».

Et Jean-François Copé d’insister sur le fait qu’il « ne peut pas accepter que notre histoire commune, celle qui remonte à Clovis, en passant par Jeanne d’Arc, Henry IV, Napoléon, Clémenceau, le général de Gaulle soit effacée au profit d’une histoire impersonnelle, multiple qui ferait la part belle à toutes les histoires, à l’exception de celle de la France. »

Pour Ayrault, Copé est « irresponsable et menteur »

Pour Jean-Marc Ayrault, qui a réagi ce vendredi après-midi aux propos du président de l’UMP, Jean-François Copé « est un irresponsable et un menteur parce que faire le procès au gouvernement de la République que je dirige que nous voudrions abandonner le modèle républicain d'intégration, celui des droits et des devoirs, celui de la République démocratique laïque et sociale, c'est une injure ». Insistant sur le fait que « ce n'est pas parce [qu’il] reçoit des rapports que c'est forcément la position du gouvernement », Jean-Marc Ayrault insiste également : « [Jean-François Copé] va jusqu'à dire que nous voudrions réintroduire les signes religieux à l'école, le voile à l'école. Mais de quoi parle-t-il ? Est-ce qu'on a dit ça une fois ? A-t-on cette intention ? Evidemment pas. »

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