Accéder au contenu principal
La Réunion

Le cyclone Bejisa est passé, La Réunion panse ses plaies

Tôles arrachées, arbres cassés, certaines zones de La Réunion sont devenues un paysage de désolation. Ici la commune de Saint-Pierre, le 3 janvier 2014.
Tôles arrachées, arbres cassés, certaines zones de La Réunion sont devenues un paysage de désolation. Ici la commune de Saint-Pierre, le 3 janvier 2014. AFP / Richard Bouhet
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’alerte rouge a été levée à La Réunion, cet archipel français dans l'Océan Indien touché par le cyclone Bejisa. La dépression se trouve désormais à près de 200 km. Son passage, jeudi 2 janvier, tout prêt des côtes a causé la mort d'une personne et en a blessé 16 autres et les dégâts sont considérables. Une centaine de militaires de la Sécurité civile devaient arriver en renfort de métropole, ce vendredi. Le ministre de l'Outre-mer, Victorin Lurel, devrait lui aussi se rendre sur place dans les prochaines heures. 

Publicité

Après l'alerte, c'est désormais la phase de sauvegarde qui a été déclenchée par les pouvoirs publics. Il s'agit de préparer le territoire à une reprise progressive de l'activité. Cela passe notamment par un rétablissement du réseau électrique car plus de 170 000 foyers se sont retrouvé privés de courant et souvent d'eau aussi.

à (re)lire : Cyclone Bejisa : un mort et de nombreux dégâts matériels à La Réunion

Un vaste chantier, même dans un territoire habitué à ces cyclones. Le dernier, Dumilé, avait touché La Réunion il y a tout juste un an. Pour Patrick Bressaud, le directeur régional d'EDF à La Réunion, le travail se fera étape par étape. « La priorité dans l'alimentation pour nous est claire, explique Patrick Bressaud au micro de nos confrères d'Outre-Mer 1ère, nos clients prioritaires sont les hôpitaux, en second viennent les stations de pompage parce qu'il faut remettre de l'eau partout où aujourd'hui il n'y en a pas, ensuite les zones où il y a le plus de clients pour faire en sorte que la majorité des clients soit alimentée. Mais je préfère être honnête avec tout le monde, ce sera long. Cela n'a rien à voir avec Dumilé : la casse est beaucoup plus profonde, plus dure ».

Ce sera d'autant plus long plus que les déplacements sont compliqués. Bon nombre de routes sont coupées par des glissements de terrain ou des arbres déracinés. Et des falaises pourraient encore s'effondrer prévient le préfet. Et il faut encore ajouter à ce tableau une forte houle sur la moitié du littoral. La population n'a plus l'obligation de rester chez elle mais elle est fortement invitée à le faire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.