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France

Hollande-Gayet dans Closer: la droite s'empare de l'affaire

François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler, à la fin de son discours à Tulle le 6 mai 2012.
François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler, à la fin de son discours à Tulle le 6 mai 2012. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Quelques photos dans un magazine à scandale et les rumeurs qui circulaient depuis des mois sont devenues en quelques heures une véritable affaire politique. La vie privée de François Hollande continue ce matin à faire les gros titres, en France évidemment mais aussi à l'étranger. Tout est parti vendredi de quelques clichés dans l'hebdomadaire Closer : le chef de l'Etat, incognito sur un scooter, devant le domicile de l'actrice Julie Gayet. L'idylle à supposer qu'elle soit vraie se transforme en cauchemar pour l'exécutif. On a appris dimanche l’hospitalisation de l'actuelle première dame, Valérie Trierweiler, et dans la soirée, Jean-François Copé leader de l’UMP est passé à l’offensive.

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La frontière vie privée vie publique a explosé en France ces derniers jours, comme on ne l'avait jamais vu. Jusqu'alors dans la classe politique, il y avait de la gêne, de la discrétion.

Finalement, dimanche soir, l'UMP est sorti de sa réserve, et Jean-François Copé n'a pas hésité à exploiter l'affaire Closer sur le plan politique. « Je n’ai jamais de ma vie porté le moindre jugement moral d’aucune sorte. Je ne le ferai pas ce soir. La seule chose que je puis dire c’est que tout cela est désastreux pour l’image de la fonction présidentielle. Il est grand temps de réfléchir ensemble à l’image de la France et de lui donner une autre physionomie que tout cela » déclarait Jean-François Copé sur la chaîne de télévision France 5.

Des propos « indignes », pour Harlem Désir, le patron du Parti socialiste. Et d’ailleurs, trois Français sur quatre trouvent que cette histoire est une affaire strictement privée selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Dans ce sondage, les Français disent aussi à 88% que ces révélations ne modifieront pas l’image qu’ils ont de François Hollande. Une image très largement négative.

Risque de parasitage de la grande conférence de rentrée

Il faut se souvenir de la conférence de presse présidentielle, il y a cinq ans, quasiment jour pour jour de Nicolas Sarkozy, alors président. Qu’en avait-on retenu ? Que les caisses étaient vides, et surtout, que « avec Carla c'est du sérieux ».

François Hollande a suffisamment fustigé le mélange des genres chez son prédécesseur pour mesurer les risques politiques qui se présentent aujourd'hui. Cette conférence de presse, prévue de longue date pour le 14 janvier, était censée donner un nouvel élan au président. Or désormais les questions portent autour de l'affaire Closer : le statut de la Première dame et la sécurité du président.

Tout l’enjeu pour François Hollande, c’est que ses réponses n’occultent pas tout le reste de sa conférence de presse, et notamment un dossier sur lequel le président est particulièrement attendu : sa politique économique, et le Pacte de responsabilité qu’il a proposé aux entreprises lors de ses vœux du 31 décembre. Quel calendrier, quel cadre de négociation, jusqu'où les charges vont baisser ?... Beaucoup de questions, de vraies questions, qui attendent des réponses.

à (re)lire : Hollande propose un «pacte de responsabilité» aux entreprises

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