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France / Sport canin

La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc: le marathon des neiges des chiens de traîneaux

Les chiens sont impatients d'en découdre !
Les chiens sont impatients d'en découdre ! RFI/Pierre René-Worms

La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc est le Paris-Dakar des courses de chiens de traîneaux. Le tour des deux Savoie des mushers, les pilotes d’attelage de ces marathoniens des neiges, est qualifié «d'Everest des courses de chiens de traîneaux», selon le musher allemand Michael Tetzner, habitué aux courses de vitesse en Alaska qui vient tester pour la première fois ses chiens sur les pistes alpines.

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La 10e édition de la Grande Odyssée Savoie Mont Blanc, créée par deux passionnés des équipées de l’extrême, Henri Kam et Nicolas Vannier, s'est élancée pour 12 jours de compétitions intenses dans la station de Samoëns (Haute-Savoie) pour une course de 19 équipages à travers les pistes et forêts savoyardes. Une course rude pour ces habitués des grands espaces que seuls 51 équipages ont réussi à finir en dix ans.

Venus de France, République tchèque ou du Grand Nord, les mushers ont entraîné l’année durant leurs attelages de 14 chiens polaires pour ce challenge de tous les défis. Une course à part car lors des « classiques » qui se déroulent en Alaska, Sibérie ou dans le Grand Nord, les pistes des compétitions sont uniformément plates. Mais sur la Grande Odyssée, les attelages montent plus de 30 000 mètres de dénivelés soit 8 fois l'ascension du mont Blanc en douze jours !

Des marathoniens des neiges entraînés

Entraînés tels des marathoniens des neiges, ces chiens de traîneaux font l'objet de toutes les attentions. Vétérinaires et contrôles antidopage, entraînements bio-mécaniques et nourritures énergisantes, massages et câlins sont leurs lots quotidiens.

Les mushers les bichonnent pour tenir les 1000 km de course à travers les paysages vierges à couper le souffle de Savoie et Haute-Savoie. Mais faute de neiges, les organisateurs ont dû revoir en dernière minute le tracé des premières étapes, devant abandonner sous-bois et pistes non balisées, pour se rapprocher des pistes de ski pourvues en neige. Trente camions ont ainsi fait la navette pour amener la neige autour du lac pour le prologue de Samoëns.

La chaleur : l'ennemie des chiens

Les chutes de neige et le grand froid sont guettés avec impatience par les concurrents pour faire que cette course demeure la plus dure au monde. Car la chaleur (10 degrés en montagne ce dimanche de janvier !) est l’ennemie des chiens. Du coup il faut refaire en une journée les tracés de course que l’on met une année à réaliser.

Malgré tout, les équipages ont vaincu le stress de cette première étape de la Grande Odyssée qui s’achèvera à proximité de la base polaire de Val Cenis à l’autre extrémité du territoire savoyard.

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